Drogue du viol
Québec: détection de substances comme le GHB offerte dans toutes les salles d'urgence
Toutes les salles d’urgence du réseau de la santé du Québec sont maintenant munies de trousses afin de détecter dans l’urine des traces d'intoxication aux substances psychoactives, dont le gamma-hydroxybutyrate (GHB), couramment appelé la drogue du viol.
Les autorités québécoises affirment que ces trousses permettront de faciliter le signalement des agresseurs sexuels auprès des corps policiers pour les victimes d'intoxication à leur insu et, surtout, de mieux les accompagner.
Toute personne qui croit avoir été intoxiquée peut dorénavant se présenter au triage de n'importe quelle urgence, dans l'ensemble des régions du Québec, et demander une trousse urinaire légale. Pour bénéficier de cette trousse, l'intoxication doit avoir eu lieu dans les 48 heures précédentes, car après ce délai, il devient plus difficile de détecter les substances ayant pu être utilisées par l'auteur de l'intoxication.
Le test permet la détection de plus de 200 substances intoxicantes, dont le GHB, mais la fenêtre de détection varie d'une substance à l'autre. Par exemple, le GHB demeure détectable dans les 10 à 12 heures suivant l'intoxication.
En complément de l’offre de trousses, chaque victime se verra prise en charge pour faciliter le processus de dénonciation. Elle sera d'abord informée de la possibilité de déposer une plainte à la police, si le test s'avère positif, et des ressources disponibles pourront lui venir en aide.
L'urgence recueillera l'échantillon d'urine et avec le consentement de la personne, contactera le service de police de sa localité. Les trousses seront par la suite analysées par le Laboratoire des sciences judiciaires et de médecine légale (LSJML).
Le service de police concerné communiquera ensuite les résultats à la victime en vue de discuter avec elle de la poursuite du processus d'enquête, le cas échéant.
Cette démarche sera volontaire et la personne victime pourra en tout temps décider de ne pas la poursuivre.
Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, souhaite assurer que les personnes pouvant avoir été victimes d'intoxication à leur insu puissent avoir accès rapidement aux trousses permettant de la détecter, en particulier à l’approche de la période des Fêtes qui favorise les rencontres sociales.
Le gouvernement rappelle que l'organisme Info-aide violence sexuelle offre une assistance aux victimes d'agression sexuelle et à leur entourage en tout temps, partout au Québec.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les émissions des énergies fossiles en baisse
Le secteur pétrolier et gazier canadien a enregistré une baisse de ses émissions en 2025, malgré une hausse de la production, tandis que les émissions globales du pays ont légèrement augmenté en raison d'un recours accru au gaz naturel pour le chauffage des logements. Telles sont quelques-unes des conclusions du rapport annuel sur les ...
LIRE LA SUITE
Suicides de médecins: pas d'enquête publique
Le coroner en chef du Québec, Me Reno Bernier, n'ira pas de l'avant, pour l'instant, avec la récente demande de nombreux médecins qui réclamaient une enquête publique thématique sur les décès par suicide de médecins au Québec. Dans un communiqué publié mercredi, Me Bernier a annoncé que les investigations en cours concernant cinq ...
LIRE LA SUITE
Malgré les risques, l'eau en bouteille demeure plus pratique
Les consommateurs qui continuent à utiliser des bouteilles d'eau à usage unique tout en sachant qu'elles sont mauvaises pour l'environnement et possiblement nocives pour leur santé les trouvent tout simplement plus pratiques, conclut une vaste enquête pilotée par une chercheuse montréalaise. D'autres participants à l'étude ont admis être ...
LIRE LA SUITE
