Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Près de 50 000 Québécois

Hospitalisation forcée: des victimes potentielles pourraient avoir une indemnisation

durée 18h00
4 juillet 2025
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

Près de 50 000 Québécois pourraient avoir été victimes de gardes préventives qui ont été prolongées de manière illégale et peuvent bénéficier d'une indemnisation dans le cadre d'une action collective.

La garde préventive est considérée comme la première étape de l'application de la Loi sur la protection des personnes dont l’état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui, aussi connue sous le nom de loi P-38.

«C'est l'étape qui permet à un centre hospitalier de garder une personne sous sa garde contre son gré, sans devoir passer devant un juge pour contourner le consentement de la personne», a expliqué Nancy Melanson, porte-parole de l'Association des groupes d'intervention en défense des droits en santé mentale du Québec (AGIDD-SMQ).

Une telle garde peut notamment être imposée à une personne qui est en crise en raison d'un état mental qui pourrait être perturbé, ou encore à une personne en état d'ivresse ou de consommation de drogue avancée.

Si le centre hospitalier souhaite garder une personne au-delà d'une période de 72 heures, il est toutefois nécessaire de s'adresser à un juge afin d'en obtenir l'autorisation.

Selon Mme Melanson, des groupes de défense des droits ont cependant noté qu'il était «chose courante» que le délai soit prolongé sans passer par un tribunal, ce qui rend la garde illégale.

Au Québec, plus de 130 000 gardes préventives ont été répertoriées de 2015 à 2024. Sur ce total, il est estimé que 50 000 gardes auraient été prolongées de manière illégale.

«L'action collective vise toute personne qui aurait été dans une situation de garde préventive illégale au-delà de 72 heures pour obtenir une compensation», a souligné Mme Melanson.

L'action collective prévoit ainsi 1000 $ de compensation par jour de garde illégale, en plus d'un certain montant d'argent pour les groupes régionaux qui viennent en aide aux personnes qui souhaitent participer.

En date du 1er juin, 450 inscriptions ont été effectuées pour l'action collective qui a été lancée il y a quelques mois.

Les personnes concernées ont jusqu'au 11 août pour déposer une demande et peuvent se rendre sur le site suivant pour en savoir plus: https://www.agidd.org/recourscollectif/

Audrey Sanikopoulos, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 11h00

Des organismes communautaires lavallois dénoncent le sous-financement

Des organismes membres du réseau des organismes en itinérance de Laval (ROIL) se joignent au mouvement national « Le communautaire à boutte! », qui se déroule du 23 mars au 2 avril prochain. Les effets de cette mobilisation se font sentir depuis lundi, alors que plusieurs services à la population sont au ralentis, reportés ou partiellement ...

Publié le 24 mars 2026

Le Forum Femmes et santé pour inspirer le mercredi 25 mars

La Table de concertation de Laval en condition féminine (TCLCF) invite les médias lavallois à assister au Forum Femmes et santé, qui se tiendra le mercredi 25 mars 2026 de 9h à 16h au Château Royal (3500, boul. du Souvenir, Laval). En 2023, la TCLCF publiait le portrait Droit à la santé des Lavalloises. Le constat était clair : trop de ...

Publié le 23 mars 2026

Un gène est mis en cause pour une forme rare d'épilepsie

Des chercheurs montréalais ont identifié un nouveau gène qui serait responsable d'une forme rare et grave d'épilepsie. Cette découverte réalisée par une équipe du Centre de recherches du Centre hospitalier de l'Université de Montréal pourrait éventuellement permettre de diagnostiquer la maladie chez des patients chez qui elle demeure pour le ...