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Selon une équipe internationale

Un nouveau mécanisme d'hypertension a été identifié

durée 11h00
22 avril 2026
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Par La Presse Canadienne

Une région spécifique du cerveau pourrait être responsable de certains cas d'hypertension difficiles à traiter, conclut une équipe internationale, qui estime que cela pourrait ouvrir de nouvelles avenues thérapeutiques.

L'étude menée par des chercheurs de l'Université de São Paulo au Brésil et de l'Université d'Auckland en Nouvelle-Zélande montre que la région cérébrale parafaciale latérale (pFL) peut déclencher des changements biologiques qui entraînent une augmentation de la pression artérielle.

«Je pense que c'est extrêmement intéressant dans un contexte où il y a beaucoup de personnes qui souffrent d'hypertension réfractaire, c'est-à-dire qui résistent au traitement», a commenté la professeure Hélène Girouard, du département de pharmacologie et physiologie de l'Université de Montréal.

La région cérébrale parafaciale est habituellement liée au contrôle de la respiration, mais la nouvelle étude laisse entendre qu'elle pourrait aussi resserrer les vaisseaux sanguins.

Des tests réalisés chez des souris ont ainsi démontré que cette région est activée chez les animaux souffrant d'hypertension. La pression artérielle retombait à des niveaux normaux si cette région du cerveau était inactivée.

Les auteurs de l'étude croient que cela pourrait expliquer pourquoi jusqu'à 40 % des cas d'hypertension ne répondent pas à la médication. Cela pourrait aussi expliquer pourquoi les gens qui souffrent d'apnée du sommeil – un trouble de la respiration – présentent un risque plus élevé d'hypertension.

«Compte tenu de la prévalence d'hypertension artérielle chez les personnes qui souffrent d'apnée du sommeil, je ne serais pas surprise que le lien soit présent chez (l'humain)», a d'ailleurs indiqué la professeure Girouard.

Le lien épidémiologique entre les deux est connu depuis un bon moment, a-t-elle ajouté, «mais le mécanisme était plus ou moins bien connu».

On pourrait un jour envisager le développement de traitements pour agir sur ces neurones «pour réduire cette hypertension neurogénique», a dit Mme Girouard.

«Mais je vois aussi là-dedans, peut-être, des exercices de respiration, puisque c'est très étroitement lié», a-t-elle conclu.

L'hypertension artérielle est un facteur de risque majeur qui augmente de manière importante le risque de développer des maladies cardiovasculaires, cérébrales et rénales graves, telles que l'accident vasculaire cérébrale, l'infarctus, ou encore l'insuffisance cardiaque et rénale.

Les conclusions de cette étude ont été publiées par le journal Circulation Research.

Jean-Benoit Legault, La Presse Canadienne

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