Bon nombre d'électeurs appelés à se prononcer sous peu dans des partielles fédérales

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Par La Presse Canadienne, 2026
OTTAWA — Richard Martel et Nate Erskine-Smith ont démissionné mardi de leur siège à la Chambre des communes, déclenchant ainsi le compte à rebours avant deux élections partielles au Québec et en Ontario — et ils ne sont pas les seuls.
Les électeurs de plusieurs circonscriptions à travers le pays seront appelés à élire de nouveaux représentants fédéraux dans les mois à venir alors que des députés issus des quatre principaux partis prévoient de partir pour des missions diplomatiques, de prendre leur retraite ou de se présenter aux élections provinciales.
Lorsqu'un siège dans la Chambre des communes devient vacant, le premier ministre doit déclencher une élection entre 11 et 180 jours après la démission du député. Une élection partielle peut être aussi courte que 36 jours et aussi longue que 50, plaçant la date de la journée du vote entre un mois et demi et sept mois après que le siège se soit libéré.
Voici les circonscriptions où une élection partielle est attendue prochainement :
Chicoutimi-Le Fjord
M. Martel a démissionné de la Chambre des communes cette semaine après avoir accepté une nomination au Sénat proposée par le premier ministre Mark Carney. Il avait été élu pour la première fois en tant que député conservateur lors d’une élection partielle en 2018.
Il avait remporté une élection serrée en avril 2025, devançant les candidats du Bloc québécois et du Parti libéral d’environ 1500 voix.
Beaches-East York
Nathaniel Erskine-Smith avait prévu de se présenter à la direction du Parti libéral de l’Ontario, laissant entendre depuis des mois qu’il quitterait son poste fédéral de député libéral d’arrière-ban pour tenter de défier le premier ministre Doug Ford lors de la prochaine élection provinciale. Mais après avoir échoué à obtenir l’investiture de son parti pour se présenter à une élection partielle à Scarborough, ces projets semblent être tombés à l’eau.
M. Erskine-Smith avait remporté haut la main l'élection de 2025, avec 67 % des voix.
North Vancouver-Capilano
Jonathan Wilkinson, ancien ministre du gouvernement de Justin Trudeau, a démissionné de son mandat de député le 19 juin, après la clôture de la session de printemps. Il a été nommé ambassadeur du Canada auprès de l’Union européenne et s’envolera prochainement vers ce continent afin de débuter dans ces fonctions.
M. Wilkinson a gagné son siège pour la quatrième fois en 2025 avec un peu moins de 60 % des voix, ce qui constituait son meilleur résultat.
Yorkton-Melville
Cathay Wagantall, élue députée conservatrice dans cette circonscription de l’est de la Saskatchewan en 2015, a annoncé fin juin qu’elle quitterait son siège à la fin de l’été. Elle a fixé la date de sa démission au 31 août et a indiqué que les conservateurs avaient déjà choisi un candidat pour se présenter à l’élection partielle.
Mme Wagantall s’était imposée haut la main lors des élections de 2025 avec plus de 77 % des voix dans la circonscription.
Rosemont-La Petite-Patrie
Alexandre Boulerice, qui était le seul député néo-démocrate du Québec, a annoncé fin avril son intention de se tourner vers la politique provinciale. M. Boulerice a quitté le groupe parlementaire néo-démocrate pour siéger en tant qu’indépendant, mais n’a pas encore démissionné à titre de député fédéral. Il a déclaré qu’il le ferait avant le début de la campagne électorale au Québec en vue du scrutin automnal, et qu’il se présenterait sous la bannière de Québec solidaire.
Élu pour la première fois en 2011, M. Boulerice a remporté les dernières élections avec 41 % des voix, soit dix points d’avance sur le candidat libéral.
Saint-Hyacinthe-Bagot-Acton
Simon-Pierre Savard-Tremblay a également quitté le groupe parlementaire de son parti au printemps après avoir annoncé son intention de se présenter aux élections provinciales du Québec. Il a quitté les bancs du Bloc québécois le 28 mai, déclarant qu’il se présenterait sous la bannière du Parti québécois à l’automne. Il a siégé comme indépendant jusqu'au 19 juin, lorsqu'il a réintégré pour une dernière fois le Bloc, avant de quitter pour de bon son poste de député, avec la fin de la session parlementaire.
M. Savard-Tremblay avait remporté ce bastion du Bloc en avril 2025 avec une avance de dix points de pourcentage.
Laurier-Sainte-Marie
Steven Guilbeault, déçu par les politiques environnementales du gouvernement du premier ministre Mark Carney l’automne dernier, a démissionné de son poste de ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes fin novembre. Il est pour l’instant toujours député, mais le 27 mai, il a déclaré qu’il comptait démissionner de son mandat au cours de l’été, invoquant à nouveau son mécontentement face à ce qu’il a qualifié de recul en matière d’action climatique sous la direction du nouveau chef libéral.
M. Guilbeault avait recueilli plus de 52 % des voix lors des élections de 2025.
Sarah Ritchie, La Presse Canadienne