Christine Fréchette promet de tenir un «rendez-vous» sur l'itinérance en 2027

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Par La Presse Canadienne, 2026
L'ex-première ministre Pauline Marois a désormais l'appui de tous les chefs des partis de l'Assemblée nationale dans sa mobilisation pour la tenue d'un sommet sur l’itinérance en 2027, la caquiste Christine Fréchette s'étant rangée derrière l'idée d'un «rendez-vous» sur la question.
À l'issue d'une rencontre tenue mardi après-midi à Québec, l'actuelle première ministre s'est engagée à mener des consultations sur l'itinérance, si elle reprend le pouvoir en octobre prochain.
Mme Fréchette a également indiqué avoir convenu avec Mme Marois d'élaborer «un plan national» sur l'itinérance, plutôt que «gouvernemental».
«Ce sera un plan qui va regrouper non seulement les engagements du gouvernement, mais également des engagements en provenance de la société civile, en provenance du secteur privé, des groupes communautaires, de Santé Québec», a-t-elle soutenu en mêlée de presse en compagnie de Mme Marois.
Ce futur plan devra comporter des indicateurs, des objectifs et des cibles, en plus de mesures de suivi, a affirmé Mme Fréchette.
Le plan actuel du gouvernement en itinérance arrive à échéance à la fin de 2026. La prochaine mouture est déjà en préparation et 170 mémoires ont été déposés dans le cadre de ce travail, selon la première ministre.
Mme Fréchette souhaite consulter différents intervenants «qui ont quelque chose à proposer en lien avec l'itinérance», puis organiser une rencontre, «que ce soit un grand rendez-vous, un forum, un sommet, on verra le vocab qu'on lui associe», au printemps 2027.
«On fera un rendez-vous pour mettre de l'avant l'ensemble des engagements de tout un chacun qui composeront notre plan national en lien avec l'itinérance», a-t-elle affirmé.
À la fin mai, à l’initiative de Mme Marois, un regroupement de personnalités a réclamé dans une lettre ouverte un engagement de chacun des grands partis à tenir un grand sommet sur l'itinérance d’ici à juin 2027 si l’un ou l’autre forme le prochain gouvernement.
Au cours des dernières semaines, l'ex-première ministre a entrepris une tournée des chefs de parti afin de leur expliquer pourquoi elle souhaite voir un tel exercice. Le Parti libéral du Québec, le Parti québécois, Québec solidaire et le Parti conservateur du Québec se sont tous ralliés à sa proposition.
Il lui restait à s'entretenir avec la cheffe de la Coalition avenir Québec. Mme Marois a mentionné avoir eu «une rencontre très constructive» avec celle-ci.
«Ce que propose la première ministre rejoint essentiellement ce que nous souhaitons. C'est-à-dire qu'il y ait un travail en profondeur, de préparation, d'analyse de la situation et, entre-temps, d'intervention évidemment», a soutenu Mme Marois devant les journalistes.
Elle a fait part de sa préférence pour un «sommet», mais estime qu'un «forum» réunissant tous les partenaires et permettant de fixer des objectifs de résultats et des engagements financiers dans un plan national «répond essentiellement» au souhait des 30 signataires de la lettre.
Le mois dernier, Mme Fréchette avait refusé de s'engager en faveur d'un sommet, défendant plutôt les efforts de son gouvernement dans la lutte contre l'itinérance.
Mardi, la cheffe caquiste a réitéré que depuis 2021, le gouvernement a annoncé un total de plus d'un milliard de dollars pour prévenir et réduire l'itinérance. Elle a néanmoins reconnu qu'«il faut aller plus loin parce que la situation est encore très difficile, notamment au niveau des prix des loyers».
Au dénombrement 2025 des personnes en situation d’itinérance, pas moins de 12 000 personnes ont été recensées partout au Québec.
Frédéric Lacroix-Couture, La Presse Canadienne