Christine Fréchette promet une «stabilité budgétaire» en éducation

Temps de lecture :
3 minutes
Par La Presse Canadienne, 2026
QUÉBEC — L'aspirante cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ) Christine Fréchette promet de «protéger les services aux élèves» en faisant croître les budgets «au minimum au rythme de l'inflation».
L'été dernier, son rival dans la course, l'ex-ministre de l'Éducation Bernard Drainville, avait imposé des restrictions budgétaires de 510 millions $ aux centres de services scolaires (CSS).
Pour éviter qu'un tel épisode ne se reproduise, Mme Fréchette s'engage à déposer un projet de loi garantissant l'indexation des budgets au minimum à l'inflation.
«L'objectif est clair: protéger les services aux élèves (...) contre toutes compressions futures. Cette loi assurera une meilleure prévisibilité aux CSS», a-t-elle déclaré par communiqué mercredi.
Par ailleurs, la députée de Sanguinet promet d'accélérer la construction d'écoles avec des partenaires privés.
Ceux-ci pourraient assumer la construction, la propriété et la gestion des actifs immobiliers, incluant l'entretien et les rénovations majeures, explique-t-elle.
Les CSS demeureraient responsables des besoins pédagogiques, définiraient les normes fonctionnelles et seraient locataires à long terme, avec des possibilités de transfert des bâtiments.
Christine Fréchette considère aussi le «mode collaboratif», une approche déjà utilisée pour des projets majeurs au Québec qui repose sur un «partage transparent des risques».
Enfin, la candidate souhaite redonner de «l'agilité» aux équipes-écoles et réduire «significativement» leur fardeau administratif.
«L'éducation est une priorité, et il est temps de recentrer notre action sur cette mission fondamentale. Comme cheffe de la CAQ, je m’engage à (...) garantir des services stables et prévisibles aux élèves», a-t-elle déclaré.
«Il faut aussi moins de paperasse, plus de flexibilité sur le terrain et des écoles construites plus rapidement. Chaque décision sera guidée par un seul objectif: offrir plus de services à nos jeunes et assurer leur réussite.»
Drainville couperait l'aide aux demandeurs d'asile...
De son côté, M. Drainville s'est engagé, mercredi, à couper dans l'aide sociale offerte aux demandeurs d’asile.
Selon lui, le nombre de demandeurs d'asile présents au Québec est passé de 60 871 en 2021 à 190 163 en 2025. Cette «hausse fulgurante» exercerait une «pression insoutenable» sur nos services publics.
C'est pourquoi il limiterait à six mois l'accès à l'aide sociale pour les demandeurs d'asile, avec certaines exceptions, notamment pour les personnes ayant des contraintes sévères à l'emploi.
En 2024, l'aide sociale versée aux demandeurs d'asile a coûté 508 millions $ pour 40 358 bénéficiaires, comparativement à 109 millions $ en 2020, a-t-il signalé dans un communiqué.
M. Drainville leur retirerait aussi l'accès au Programme d'allocation-logement, qui offre une aide mensuelle de 100 $ à 170 $ aux ménages admissibles.
Il accorderait la priorité aux citoyens pour les logements sociaux et utiliserait, au besoin, la clause dérogatoire afin de réserver les places en garderies aux Québécois et aux résidents permanents.
Parallèlement, il accentuerait la pression sur le gouvernement fédéral afin qu'il restreigne le droit d'asile canadien, «comme l'ont fait plusieurs pays européens».
...et s'assurerait de protéger les motoneigistes
Par ailleurs, Bernard Drainville propose de «protéger l'avenir des motoneigistes et des quadistes», qui génèrent, selon lui, près de 4 milliards $ en retombées économiques à chaque année au Québec.
Il mettrait fin à la double tarification dans les zones d'exploitation contrôlée (ZEC) et exclurait les infrastructures pour véhicules hors route (VHR) du rôle d'évaluation municipal.
«Les motoneigistes et quadistes financent eux-mêmes leur réseau depuis des décennies, a-t-il souligné. Ce qu'ils demandent, (...) c'est qu’on arrête de leur mettre des bâtons dans les roues.
«On peut corriger ces enjeux réglementaires à faible coût, protéger les propriétaires fonciers et donner de la stabilité aux régions qui vivent de cette activité. C'est du gros bon sens», a-t-il ajouté.
Caroline Plante, La Presse Canadienne