«Comportements prioritaires» des employés d'Hydro: plainte d'un syndicat rejetée

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Par La Presse Canadienne, 2026
MONTRÉAL — Le syndicat des spécialistes et professionnels d'Hydro-Québec a échoué une seconde fois dans sa tentative de faire déclarer par le tribunal que l'employeur n'avait pas négocié de bonne foi, dans le contexte de l'imposition de certains «comportements prioritaires» que le personnel doit développer.
En avril, le Tribunal administratif du travail avait rejeté une première fois une plainte d'entrave et de négociation de mauvaise foi, déposée par ce syndicat, concernant ces «comportements prioritaires» attendus de la part des employés, sans que cela soit négocié avec le syndicat.
La section locale concernée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ, avait donc demandé une révision de cette décision, mais seulement quant à l'aspect du manquement allégué de l'employeur à l'obligation de négocier de bonne foi.
Or, le Tribunal administratif du travail vient de rejeter la demande de révision du syndicat.
Dans la première décision, le Tribunal avait statué qu'il n'y avait pas eu d'entrave aux activités du syndicat ni de manquement à l'obligation de négocier de bonne foi. Il avait ajouté que l'obligation de négocier de bonne foi commençait avec le début de la phase de négociation proprement dite, et ce, même si ce syndicat avait l'habitude de négocier le renouvellement de ses conventions collectives de façon hâtive.
En révision, le Tribunal a jugé qu'il s'agissait là de la bonne interprétation, conforme à la jurisprudence établie.
Lia Lévesque, La Presse Canadienne