Course à la chefferie: Drainville veut empêcher les non-citoyens de voter le 12 avril

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Par La Presse Canadienne, 2026
QUÉBEC — Bernard Drainville veut interdire aux non-citoyens de voter le 12 avril pour élire le nouveau chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) qui deviendra de facto premier ministre du Québec.
«À mon avis, la question ne se pose pas: il devrait être nécessaire d’être citoyen pour pouvoir voter», a déclaré le candidat à la succession de François Legault sur les réseaux sociaux.
En mêlée de presse à l'Assemblée nationale jeudi, le ministre délégué à l'Économie, Samuel Poulin — qui appuie Bernard Drainville dans la course — a également réclamé du parti qu'il change les règles.
Cette demande survient en plein débat sur l'immigration, alors que la rivale de M. Drainville, Christine Fréchette, a promis cette semaine de ramener le Programme de l'expérience québécoise (PEQ) pendant deux ans.
Pour l'heure, il suffit d'être âgé d'au moins 16 ans et domicilié au Québec depuis six mois pour pouvoir prendre sa carte de membre de la CAQ et choisir le successeur de M. Legault.
«Il y a un malaise grandissant au sein de la formation politique (...) à l'effet qu'il y a des gens qui vont pouvoir choisir le prochain premier ministre sans être inscrits sur la liste électorale», a soutenu M. Poulin.
«Nous, on demande à la formation politique de revoir nos règles. (...) Je veux que ce soit les citoyens canadiens qui votent, c'est super important», a-t-il ajouté.
M. Poulin a suggéré que des immigrants temporaires, pensant peut-être pouvoir améliorer leur sort, s'apprêteraient à noyauter la course à la chefferie.
«On a vu passer sur les réseaux sociaux dernièrement des gens qui ont, oui, laissé sous-entendre que prendre leur carte de membre pourrait changer leur situation», a affirmé le ministre.
Dans sa publication, M. Drainville invite Mme Fréchette à «se prononcer sur cette question». Pour sa part, le ministre de la Justice et leader du gouvernement, Simon Jolin-Barrette, a vite fait savoir jeudi qu'il était en faveur de la proposition de M. Drainville.
«C'est une bonne proposition», a-t-il brièvement commenté en mêlée de presse.
À la CAQ, on précise que les règles ne peuvent être changées que lors d'un congrès des membres. «Cependant, nous avons un processus de validation de conformité très rigoureux», a assuré à La Presse Canadienne la directrice des communications, Claude Potvin.
«Si nous parlons, par exemple, d'un travailleur temporaire étranger qui n'a un contrat que pour quelques mois, il y a automatiquement un remboursement et la demande est refusée», a-t-elle expliqué.
Caroline Plante, La Presse Canadienne