D'autres pertes d'emplois possibles chez TVA «si rien ne change», dit PKP

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Par La Presse Canadienne, 2026
MONTRÉAL — D'autres mises à pied et l'annulation de téléséries restent possibles au sein du Groupe TVA, «si rien ne change» pour soutenir la production télévisuelle au Québec, prévient son patron.
Le président et chef de la direction par intérim de l'entreprise québécoise, Pierre Karl Péladeau, a de nouveau interpellé, mardi, les gouvernements et d'autres organisations pour assurer la pérennité des télédiffuseurs privés, dont TVA.
En marge de l'assemblée annuelle des actionnaires du Groupe TVA, appartenant à Québecor, M. Péladeau a rencontré les médias pour faire le point sur la situation financière de l'entreprise et de l'industrie, ainsi que réitérer certaines demandes.
«Si rien n'est fait», des productions originales ne verront pas le jour, certaines seront remplacées par des acquisitions étrangères moins coûteuses et des tournages seront délocalisés à l'extérieur du Québec, a exposé celui qui est aussi PDG de Québecor.
Interrogé à savoir s'il anticipe à très court terme d'autres pertes d'emplois ou le débranchement d'autres séries à TVA, M. Péladeau a répondu: «si rien ne change, oui, ça va se produire», sans toutefois s'avancer sur les scénarios possibles.
Entre 2022 et 2025, le Groupe TVA a procédé à environ 800 mises à pied. Selon les chiffres présentés mardi, la société a enregistré une baisse de 14 % des revenus publicitaires sur la télévision traditionnelle entre 2023 et 2025 et un recul de 20 % des investissements en production originale depuis trois ans.
Frédéric Lacroix-Couture, La Presse Canadienne