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Des agriculteurs demandent à Hydro-Québec de suspendre son appel d'offres éolien

durée 11h39
26 mars 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

LONGUEUIL — Des agriculteurs, des élus municipaux et des travailleurs d'Hydro-Québec unissent leurs voix pour dénoncer les projets d’implantation d’éoliennes en terres agricoles et demandent à Hydro-Québec de suspendre son appel d'offres éolien prévu au début du mois d'avril.

Les terres agricoles n'occupent que 2 % du territoire québécois et pourtant, Hydro-Québec prévoit, dans les prochaines années, des centaines d’éoliennes en terres agricoles, selon les estimations de l'Union des producteurs agricoles (UPA).

Hydro-Québec compte ajouter 10 000 mégawatts (MW) de nouvelle capacité éolienne d'ici 2035 et «l'appel d'offres 2026 cible un potentiel de 5000 MW presque entièrement en zone agricole», a dénoncé le président général de l'UPA, Martin Caron, jeudi matin lors d’une conférence de presse à Longueuil.

L’UPA, le Syndicat canadien de la fonction publique - Québec (SCFP-Québec), Vent d'élus ainsi que le Regroupement vigilance énergie Québec (RVÉQ) demandent au gouvernement de mandater le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) pour réaliser une analyse générique de la filière éolienne.

Ils demandent également à Hydro-Québec de suspendre son appel d'offres éolien.

«Le développement éolien au Québec s'est fait, et continue de se faire, sans obtenir le consentement des centaines de milliers de personnes en milieu rural qui en subiront les nuisances. La filière se développe à vitesse grand V avant même d'en avoir évalué les conséquences à l'échelle de la province. C'est pourquoi le BAPE générique est désormais essentiel», a indiqué Rachel Fahlman, présidente de Vent d'élus.

Hydro-Québec prévoit lancer un nouvel appel d’offres pour des projets d’énergie éolienne dans les prochaines semaines.

Plusieurs secteurs au sud du fleuve Saint-Laurent ont été ciblés comme ayant le potentiel d’accueillir un parc éolien d’ici 2035.

Stéphane Blais, La Presse Canadienne