Des centaines de PME québécoises prêtes à s'engager dans la défense, dit Jean Boulet

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Par La Presse Canadienne, 2026
MONTRÉAL — Plus de 900 entreprises québécoises ont levé la main pour intégrer le marché de la défense, selon une cartographie réalisée par Québec, qui espère grandement obtenir sa part des importants investissements militaires à venir du fédéral.
C'est ce qu'a révélé le ministre de l'Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, Jean Boulet, lors d'une allocution au Conseil des relations internationales de Montréal, vendredi après-midi.
M. Boulet a expliqué que les équipes de son ministère avaient élaboré une cartographie sur l'industrie de la défense au Québec.
«Déjà, on compte 430 entreprises actives dans ce marché de la défense et plus de 900 entreprises intéressées ou bien positionnées pour l'intégrer», a dit le ministre devant un parterre de personnes réunies au Palais des congrès de Montréal.
Il a précisé que 70 % de ces entreprises qui ont levé la main sont des PME basées en région.
«Ça m'apparaît extrêmement bénéfique. Ça confirme donc qu'on a une chaîne d'approvisionnement qui est établie, un écosystème compétitif, ce qui est extrêmement porteur pour le Québec», a enchaîné M. Boulet, aussi ministre du Travail.
Plus tard en mêlée de presse, l'élu caquiste a mentionné que ces PME «veulent prendre de l'expansion et elles sont prêtes à s'engager puis à répondre à nos besoins dans ce secteur-là».
M. Boulet a par ailleurs indiqué avoir «hâte de prendre connaissance» de la stratégie industrielle de la défense du gouvernement libéral de Mark Carney. Ce dernier devait en dévoiler le contenu mercredi, mais l'annonce a été reportée à la suite de la tuerie survenue dans une école de la Colombie-Britannique.
Québec espère obtenir sa «part du gâteau» des 82 milliards $ de dépenses en défense sur cinq ans, prévus dans le dernier budget du gouvernement Carney, a rappelé M. Boulet.
«C'est la raison pour laquelle je réfère constamment à l'importance de se mobiliser. On a fait une cartographie du secteur avec nos forces, avec nos atouts et notre expertise. On veut que ça génère des retombées le plus possible pour nos entreprises et nos PME au Québec», a-t-il soutenu aux journalistes.
Frédéric Lacroix-Couture, La Presse Canadienne