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Des images montrent les ravages causés par les feux de forêt en Colombie-Britannique

durée 14h08
9 août 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

PENTICTON — Des vidéos tournées dans la petite localité de Faulder, en Colombie-Britannique, après le passage d'un incendie de forêt, montrent des fondations vides, des carcasses de véhicules et, ici et là, quelques parcelles de verdure épargnées par les flammes.

L'incendie s'est déclaré vendredi vers l'heure du souper et, dès minuit, une évacuation massive a été lancée pour des milliers d'habitants de Summerland et de Peachland, dans la région de l'Okanagan.

Faulder, à l'ouest de Summerland, a été l'une des premières localités à être envahie par les flammes.

Des images filmées depuis un véhicule roulant dans la rue révèlent le caractère aléatoire du feu alors que le sol noirci cède la place à une pelouse verte fraîchement tondue.

L'incendie de Bald Range s'est rapidement étendu pour atteindre plus de 100 kilomètres carrés samedi après-midi, mais il n'a pas progressé depuis.

La Gendarmerie royale du Canada tente de confirmer une information selon laquelle une personne aurait trouvé la mort dans l’incendie à l’ouest de Summerland.

De son côté, le gouvernement de la Colombie-Britannique a fait état de «pertes matérielles importantes» et a déclaré l’état d’urgence provincial samedi.

L’ampleur exacte des dégâts n’est pas encore connue, mais une carte du périmètre publiée samedi par le BC Wildfire Service suggère que l’incendie a ravagé de nombreuses habitations sur son chemin vers le bord de l’eau, au nord de Summerland.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montraient par ailleurs plusieurs maisons en flammes alors que les habitants fuyaient, le feu faisant rage de part et d’autre de la route.

L’Interior Wildlife Rehabilitation Society a indiqué que le feu avait balayé rapidement son centre de Summerland. Les caméras de sécurité montrent les flammes engloutir l’ensemble du complexe, avant que le courant ne soit coupé et que tout soit plongé dans l’obscurité.

Quelques heures seulement après avoir été détecté vendredi à 17 h 30, l’incendie s’était déjà étendu sur 50 kilomètres carrés, avant de doubler à nouveau rapidement de taille en parcourant les 15 kilomètres qui le séparaient de Summerland.

Cliff Chapman, directeur des opérations de lutte contre les feux de forêt au BC Wildfire Service, a indiqué samedi lors d’un point presse que cet incendie était un «cauchemar» et l’un des plus difficiles auxquels le service ait jamais été confronté.

Environ 10 000 foyers font désormais l’objet d’ordres d’évacuation à Summerland, à Peachland, dans les districts régionaux d’Okanagan-Similkameen et de Central Okanagan, ainsi que sur le territoire de la Première Nation de Penticton.

Plus de 3200 foyers sont concernés par des alertes d’évacuation qui s’étendent au nord au-delà de Peachland jusqu’à l’autoroute 97C, et au sud au-delà de Penticton, à la périphérie ouest de la ville.

Les autorités ont indiqué que des hélicoptères de lutte contre les incendies avaient été réaffectés pour secourir plus de 50 habitants pris au piège par les flammes.

Anette Boulet, une habitante de Summerland, a raconté samedi au centre d’évacuation de Penticton que l’incendie «ressemblait à la fin du monde» alors qu’il se rapprochait.

Elle a fait savoir qu’elle et sa famille s’étaient enfuies vers 4 h 30 du matin samedi, leur maison étant envahie par la fumée.

«On ne voyait presque rien. Il faisait noir et la crête de feu fonçait droit vers nous. Il n’y a pas de mots pour décrire ça», a-t-elle dit, la voix tremblante.

Le BC Wildfire Service a annoncé que l’origine de l’incendie faisait l’objet d’une enquête.

Greg Krauter, qui se trouvait dimanche au centre d’évacuation de Penticton, entouré de six de ses sept chèvres, a indiqué que sa propriété était située au sommet d’une colline et qu’il avait observé l’incendie pendant une grande partie de la nuit de vendredi. Il a compris qu’il était temps de partir lorsque le courant a été coupé.

Il a ajouté qu’il y était retourné samedi et que sa maison tenait toujours debout, mais qu’il y avait des souches d’arbres qui se consumaient encore et qu’il avait vu, près d’une maison, un geyser de gaz naturel en feu.

Brenna Owen, La Presse Canadienne