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Des réformes pourraient empêcher des pressions politiques sur la GRC

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25 juin 2022
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Par La Presse Canadienne, 2022

OTTAWA — Selon deux criminologues, le fait qu'on s'interroge si la commissaire de la GRC Brenda Lucki a fait l'objet de pression politique après la tuerie en Nouvelle-Écosse, en avril 2020, démontre la nécessité de réformer la police fédérale.

Le Pr Darryl Davies, de l'Université Carleton, on n'aurait pas à se poser la question si la commissaire dépendait du Parlement plutôt que du ministre de la Sécurité publique.

Il est reproché à Mme Lucki d'avoir fortement incité la direction de la GRC en Nouvelle-Écosse à donner des renseignements sur les types d'arme que possédait le tueur parce que le cabinet du premier ministre et celui de la Sécurité publique auraient exercé des pressions sur elle.

Les politiques auraient souhaité lier la tuerie à une mesure législative à venir sur le contrôle des armes à feu.

La commissaire Lucky nie s'être ingérée dans l'enquête sur la tuerie. De leur côté, le premier ministre Justin Trudeau et l'ancien ministre de la Sécurité publique Bill Blair ont tous deux nié avoir exercé des pressions sur elle.

Un comité parlementaire a convoqué Mme Lucki, M. Blair et d'autres membres de la GRC à venir s'expliquer le mois prochain.

Le Pr Rob Gordon, de l'Université Simon-Fraser, croit que toute cette histoire démontre une fois de plus la nécessité d'adopter des réformes à la GRC. Selon lui, il faudra déterminer si elle est vraiment une force de police nationale ou si elle doit se contenter d'offrir des services dans les secteurs ruraux et isolés.

Il fait valoir que de nombreuses études ont démontré au cours des années la nécessité d'un meilleur contrôle civil de la GRC, mais les gouvernements manquent de volonté de toucher «ce symbole canadien».

Sarah Ritchie, La Presse Canadienne