Dons d'organes: Québec renonce à dissoudre Transplant Québec

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Par La Presse Canadienne, 2026
QUÉBEC — Le gouvernement Legault renonce à dissoudre Transplant Québec afin de confier ses activités à Héma-Québec.
La présidente du Conseil du trésor, France-Élaine Duranceau, a déposé mercredi une série d'amendements pour modifier son projet de loi 7 visant à réduire la bureaucratie et à accroître l'efficacité de l'État.
Elle a expliqué en commission parlementaire qu'elle retirait les dispositions touchant Transplant Québec pour «calmer tout le monde».
Dans une lettre transmise à Transplant Québec, Mme Duranceau précise que le projet de loi sera amendé de façon à «maintenir la coordination du don et de la transplantation d'organes au sein de votre organisation».
Elle déplore que l'organisme sans but lucratif et Héma-Québec ne soient pas parvenus à trouver «un terrain d’entente» pour rendre plus efficaces les opérations liées au don d'organes et à la transplantation au Québec.
«Cette situation me préoccupe, car notre responsabilité collective est de veiller à ce que chaque mesure susceptible d'augmenter les dons d'organes soit pleinement évaluée et mise en œuvre lorsque cela s'avère possible.
«Il est essentiel que toutes les parties prenantes puissent contribuer à une réflexion commune autour des solutions envisageables, ce qui n'a malheureusement pas été le cas», a-t-elle écrit.
La ministre maintient que son approche «semblait être une réponse adéquate» aux préoccupations soulevées par l'organisme lui-même, comme les disparités régionales et l'inefficacité du réseau de la santé.
Dans sa missive, Mme Duranceau invite par ailleurs Transplant Québec «à reprendre, dans les meilleurs délais, un dialogue constructif avec les équipes ministérielles».
Elle avise également que la ministre de la Santé pourra, à l'avenir, «attribuer certains mandats à Héma‑Québec, notamment en matière de promotion du don d'organes à l'échelle nationale».
Rappelons que la présidente-directrice générale de Transplant Québec, Martine Bouchard, avait appris la dissolution de son organisme avec le dépôt du projet de loi 7, le 5 novembre dernier.
Elle s'était farouchement opposée au changement, se disant profondément inquiète pour la suite des choses.
«Une telle réorganisation entraînera des perturbations majeures, fragilisera le système en place, et ce, sans générer les économies attendues», avait-elle dénoncé.
Caroline Plante, La Presse Canadienne