Eby pourrait contester les droits de douane sur le bois d'œuvre devant les tribunaux

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Par La Presse Canadienne, 2026
VICTORIA — Le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, affirme que le revers subi par le président Donald Trump devant la Cour suprême des États-Unis ouvre la voie à la contestation d'autres droits de douane qui nuisent actuellement à l'industrie du bois d'œuvre résineux de sa province.
Bien que la décision rendue vendredi ne lève pas les droits antidumping américains de longue date sur le bois d'œuvre de la Colombie-Britannique, M. Eby affirme qu'elle «ouvre la possibilité» pour la province de contester devant les tribunaux américains les droits de douane supplémentaires de 10 % imposés l'automne dernier pour des raisons de sécurité nationale.
Lors d'une conférence de presse à Vancouver avec le ministre de l'Emploi, Ravi Kahlon, le premier ministre a déclaré aux journalistes que le gouvernement allait consulter son cabinet d'avocats établi aux États-Unis afin d'étudier les options qui s'offrent à lui à la suite de cette décision historique.
M. Eby a indiqué que même si une éventuelle contestation judiciaire relève «assez clairement» de la responsabilité fédérale, la Colombie-Britannique pourrait s'en charger directement.
Il a ajouté qu'«il est évidemment trop tôt pour se prononcer», mais que si cette option est envisageable, la province «la poursuivra» et fera «le nécessaire pour défendre» son industrie du bois d'œuvre.
L'administration du président américain Donald Trump a réagi à la décision rendue vendredi en prévoyant d'imposer des droits de douane mondiaux de 10 % en plus des droits existants, mais M. Eby s'est dit «encouragé par le fait que la Cour suprême ait été disposée à fixer des limites à l'autorité du président».
Les divers droits compensateurs et droits de douane imposés à l'industrie du bois d'œuvre résineux de la Colombie-Britannique s'élèvent actuellement à 45 %.
Wolfgang Depner, La Presse Canadienne