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F1: Carlos Sainz fils, l'éternel deuxième, ne baisse pas les bras

durée 18h16
19 juin 2022
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2022

MONTRÉAL — Le pilote Ferrari Carlos Sainz fils pourrait se morfondre après avoir terminé deuxième pour la cinquième fois de sa carrière en Formule 1, dimanche, au Grand Prix du Canada. Or, il n'en est rien. 

«J'ai déjà dit il y a quelque temps que je veux y aller course par course, sans réfléchir au championnat ou rien d'autre. Je veux me concentrer sur mon travail et voir si je peux atteindre un bon niveau de performance à bord de la voiture. Ici, dès les premiers essais libres, j'étais rapide, et ça s'est poursuivi pendant la course. Nous avons fait de très gros progrès», a d'abord affirmé l'Espagnol.

«Max (Verstappen) avait l'air plus rapide lors des longs relais vendredi – nous étions peut-être à un dixième de seconde derrière –, mais ç'a changé dimanche. Nous étions plus rapides, ce qui est une bonne nouvelle pour nous, mais aussi pour moi personnellement», a-t-il ajouté. 

Sainz faisait sans doute référence à la pression qu'il subit depuis un certain temps déjà. Après tout, certains observateurs commencent à se questionner sur son potentiel en tant que pilote titulaire de la 'Scuderia', aux côtés de Charles Leclerc. 

Le pilote âgé de 27 ans a disputé 150 Grands Prix en carrière, et il est toujours à la recherche d'une première victoire. En comparaison, le Monégasque compte déjà quatre victoires – dont deux cette saison – en 90 courses. Mais une réalité demeure: Red Bull est encore seule à l'avant du peloton. 

«J'ai tout donné, et nous étions plus rapides que les Red Bull pour la première fois de la saison aujourd'hui. J'étais le pilote le plus rapide en piste, ce qui m'a procuré une certaine confiance et de l'espoir pour la prochaine course. Mais trois dixièmes de seconde, ce n'est pas suffisant pour bousculer la Red Bull, il nous faudrait plutôt cinq ou six dixièmes par tour pour avoir une chance de dépasser Max», a-t-il rappelé.

Hamilton aussi est optimiste

Pour sa part, le septuple champion du monde de F1 Lewis Hamilton semblait soulagé après avoir obtenu son deuxième podium de la campagne, en vertu de sa troisième place dimanche.

Le Britannique est cependant bien conscient qu'il reste encore beaucoup de pain sur la planche avant que Mercedes puisse rivaliser avec Red Bull et Ferrari. Et aspirer de nouveau aux grands honneurs.

«C'était merveilleux aujourd'hui de se retrouver au coeur d'une bataille. Pendant quelques secondes, vers la fin de la course, on aurait dit que j'étais en mesure de garder le rythme de ces gars-là (Verstappen et Sainz fils). Ça nous a donné beaucoup d'espoir pour la suite de la saison, car nous savons que cette voiture a encore un potentiel inexploité», a renchéri le vétéran âgé de 37 ans. 

Hamilton a également indiqué que Mercedes était sur la bonne voie dans sa tentative d'enrayer le phénomène de «marsouinage».

«La voiture ne bondissait pas autant qu'à la dernière course, au Grand Prix d'Azerbaïdjan. Je suis sans mot pour décrire le phénomène lors de la dernière course. Ce week-end, la voiture bondissait encore, mais beaucoup moins. À Bakou, le choc ressenti était peut-être de 10 G, alors qu'ici, c'était peut-être 2 ou 3 G. C'était endurable.»

Le directeur de l'équipe, Toto Wolff, a cependant tenu à dire qu'un autre phénomène pouvait expliquer les douleurs au dos dont se plaignent les pilotes cette saison, dont Hamilton. 

«Le marsouinage est encore un problème, mais il se résorbe, a évoqué Wolff après la course. Mais quand on regarde les images au ralenti des voitures de tête, et même des Alpines, on voit qu'elles rebondissent très violemment lorsqu'elles frappent des vibreurs. C'est davantage un problème de rigidité de la voiture, et toutes les équipes devront travailler là-dessus à l'avenir afin de faciliter l'absorption des chocs.»

Peu importe qui a raison dans ce dossier, le marsouinage risque de nous réserver encore bien des... rebondissements. 

Alexandre Geoffrion-McInnis, La Presse Canadienne