Filière batterie: François Legault répond à la vérificatrice générale
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Par La Presse Canadienne, 2026
QUÉBEC — L’ex-premier ministre François Legault défend sa décision d’avoir investi dans la filière batterie et se dit en désaccord avec les conclusions du rapport accablant de la vérificatrice générale du Québec (VGQ), Christine Roy.
Cette dernière affirme que les investissements du gouvernement caquiste dans la filière batterie étaient «peu planifiés» et que des «risques importants» n’ont pas été «suffisamment considérés».
Selon M. Legault, il «était difficile de planifier le développement de l’ensemble d’une industrie naissante».
«Nous étions aussi dépendants des entreprises qui accepteraient d’investir au Québec. Nous étions dans une dynamique de cas par cas. Mais avec la présence au Québec de minéraux critiques comme le lithium, il était souhaitable qu’une partie de la transformation se fasse au Québec, plutôt que d’exporter nos ressources non transformées», a-t-il écrit sur le réseau social X, lundi.
Pour son rapport, la VGQ a analysé 29 dossiers en lien avec 11 entreprises de la filière batterie qui totalisent une aide financière autorisée d’environ 2,2 milliards $ au 30 septembre 2025.
De cette somme, 760 millions $ ont été autorisés pour quatre entreprises qui se sont placées sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.
Le rapport précise toutefois que ce «montant ne doit pas être considéré comme étant le total des pertes, puisqu’une partie de ces sommes n’ont pas été déboursées, et que d’autres ont été récupérées ou pourraient l’être dans le futur».
Autrement, 90 millions $ ont été autorisés pour deux entreprises dont les projets ont été suspendus ou abandonnés et 1 milliard $ pour trois entreprises dont les projets ont vu leurs coûts augmenter de plus de 100 %.
François Legault affirme que le «principal risque était géopolitique». Il ajoute que dès 2018, son gouvernement a choisi de «prendre une approche plus dynamique pour attirer les investissements des entreprises au Québec».
«Dans l’ensemble, nous avons bien réussi puisque, depuis 2018, la croissance économique par habitant a été plus forte au Québec que dans le reste du Canada», souligne-t-il.
Pour sa part, la première ministre Christine Fréchette s’est plutôt défendue en affirmant que 95 % des pertes dans la filière batterie étaient liées à Northvolt et Lion Électrique et qu’elle avait mis un frein à l’injection de fonds publics dans ses deux projets en raison d'«une trop grande exposition au risque».
Elle a aussi affirmé à plusieurs reprises qu’elle voulait réduire l'interventionnisme économique.
Thomas Laberge, La Presse Canadienne