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Hamilton dit qu'il a rapetissé à cause du marsouinage, qu'il souffre de maux de tête

durée 14h12
17 juin 2022
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2022

MONTRÉAL — Lewis Hamilton ne le cache pas, il a probablement rapetissé de quelques centimètres à cause du «marsouinage». 

Les images avaient fait le tour du monde le week-end dernier: le septuple champion du monde peinait à s'extirper de l'habitacle de sa Mercedes après la conclusion du Grand Prix de Formule 1 d'Azerbaïdjan, à cause de douleurs au dos extrêmes provoquées par le phénomène ce phénomène aérodynamique qui fait bondir la voiture de manière saccadée, surtout en ligne droite.

«Si on fait abstraction des détails techniques, je ne peux pas être plus catégorique quand je dis que la santé doit être la priorité de tous en F1. Notre sport est formidable, mais la sécurité est primordiale», a d'abord mentionné Hamilton en conférence de presse vendredi. 

«Mais je suis de toute évidence plus petit que je ne l'étais, car mes disques vertébraux ne sont pas en bon état présentement. Ça n'est pas très bon sur le long terme. Et surtout, il y a des choses qui peuvent être faites pour régler cet enjeu (de marsouinage). Nous voulons être en pleine forme, de manière à offrir un bon spectacle, et ce, en toute sécurité. Rien ne justifie qu'on doive subir des blessures à long terme.

«Il ne faut pas prendre cet enjeu à la légère, ce qui n'est pas le cas de la FIA, j'en suis sûr», a ajouté Hamilton, en précisant qu'il lui fallait maintenant environ une semaine après chaque course pour récupérer des douleurs à la colonne vertébrale. 

Le Britannique faisait référence à la directive technique de la FIA acheminée jeudi aux équipes afin de résorber ce problème. 

Évidemment, dans les paddocks, l'intervention de l'organisme qui chapeaute la course automobile sur la planète n'a pas été accueillie unanimement. 

Les équipes qui ont su le mieux maîtriser les problèmes de «marsouinage» depuis le début de la campagne, dont Red Bull, auraient préféré qu'on attende avant de prendre des mesures. Le champion du monde en titre et actuel meneur au championnat des pilotes, Max Verstappen, ne s'est pas gêné jeudi pour partager son opinion. 

«Que cette directive nous soit favorable ou non, j'estime que c'est incorrect de modifier des règlements en plein milieu de la saison. Je comprends certes le volet sécuritaire de cette directive, et je crois que si vous demandez à tous les ingénieurs dans les paddocks comment régler cet enjeu aérodynamique, alors il vous répondra qu'il suffit de relever le plancher de la voiture», a évoqué le Néerlandais. 

Hamilton a répondu à brûle-pourpoint aux commentaires de son rival chez Red Bull. 

«Nous avons relevé la voiture au cours des dernières courses, mais le marsouinage ne dépend pas de la hauteur du plancher, mais plutôt de l'écoulement de l'air sous la voiture», a expliqué Hamilton, incisif.

«La voiture a été relevée pendant la majeure partie de la saison, sauf à Barcelone où nous l'avons rabaissée — ce qui a réduit le marsouinage, sauf dans certains virages rapides. Puis, ç'a recommencé à Monaco et Bakou, donc nous avons relevé de nouveau la voiture. Et ça continue. Au point où nous ne pouvons la relever davantage, à cause des suspensions arrière qui sont à la limite», a-t-il dit.  

Hamilton a ajouté qu'il ignorait si les vibrations lui avaient causé des micro commotions cérébrales, puisqu'il n'a toujours pas rencontré de spécialiste à ce sujet. 

«Mais je ressens de toute évidence plus de maux de tête depuis un mois, et je prends des médicaments antidouleur pour les atténuer», a-t-il confié. 

Bref, contrairement à l'air qui circule difficilement sous certaines voitures cette saison, il y a fort à parier que cet enjeu continuera de faire couler beaucoup d'encre en F1. 

Alexandre Geoffrion-McInnis, La Presse Canadienne