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La candidature de Vancouver pour la Banque de la défense soutenue par la C.-B.

durée 18h27
9 février 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

VICTORIA — Le gouvernement de la Colombie-Britannique soutient une initiative privée visant à accueillir une nouvelle banque internationale destinée à financer des projets militaires menés par des nations démocratiques.

Le premier ministre David Eby qualifie Vancouver de «choix stratégique» pour l'accueillir.

La Banque de la défense, de la sécurité et de la résilience (Banque DSR) a pour objectif de financer des projets militaires pour les membres de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) et ses alliés.

Montréal, Ottawa et Toronto ont également été proposées comme sièges possibles pour la banque. M. Eby estime toutefois que Vancouver est le choix «évident» si le Canada remporte le concours international pour l'accueil de la banque.

M. Eby a indiqué que l'implantation de la banque dans l'est du Canada, à proximité de New York et de Washington, D.C., relevait d'une «vieille façon de penser» au Canada.

Lors d'une conférence de presse organisée dans les locaux du constructeur naval Seaspan, M. Eby a mentionné que le monde avait changé et que le Canada cherchait à diversifier et à approfondir ses relations avec d'autres pays que les États-Unis. Vancouver est devenue le nouveau centre du Canada, croit-il.

«Nous devons réfléchir à l'emplacement de ces pays, et le centre de cette nouvelle relation du Canada avec le monde se trouve manifestement en Colombie-Britannique et à Vancouver», a-t-il soutenu.

«Nous sommes une nation du Pacifique. Nous sommes près des économies les plus dynamiques du monde de l'autre côté de l'océan Pacifique. Nous pouvons également maintenir des liens étroits avec l'Europe», a ajouté le premier ministre.

Des commentaires similaires ont également été formulés par Bridgitte Anderson, présidente et cheffe de la direction de la Greater Vancouver Board of Trade, qui a décrit la banque comme étant plus qu'une institution financière et qui serait un «instrument de sécurité essentiel».

«L'implantation de la banque à Vancouver lui conférerait un avantage stratégique, étant donné que nous servons de pont entre trois continents, reliant l'Indo-Pacifique, l'Europe et le canal arctique», a-t-elle avancé.

Elle a également souligné le rôle de Vancouver en tant que pôle de développement pour les technologies de sécurité pertinentes, telles que l'informatique quantique et l'intelligence artificielle.

«De plus, nous avons également la flotte canadienne du Pacifique à la BFC Esquimalt, ce qui est également extrêmement important», a rappelé Mme Anderson, qui dirige également le comité chargé de la candidature de la banque.

Elle a indiqué que les travaux relatifs à la candidature avaient commencé à la fin de l'année dernière, avant les vacances de Noël.

La Banque DSR est une nouvelle initiative multilatérale des pays démocratiques, conçue pour fournir un «financement à long terme et à faible coût» aux projets de défense des «alliés et partenaires partageant les mêmes valeurs».

Cet automne, des représentants de 37 pays, dont les membres du G7 et de l'OTAN, se sont réunis à Londres pour discuter de cette initiative, a indiqué le groupe de développement à l'origine de la banque dans un communiqué de presse.

Dans son communiqué du 10 décembre, il a expliqué qu'«un certain nombre de pays ont désormais fait part de leur intention d'entamer les démarches officielles nécessaires à la création de la banque».

M. Eby a mentionné qu'une décision concernant le pays qui accueillera finalement la banque pourrait être prise dès la fin du mois de mars et que, si le Canada remportait l'appel d'offres, les villes concurrentes pourraient être informées d'ici la fin de 2026.

Le ministre de l'Emploi de la Colombie-Britannique, Ravi Kahlon, et le maire de Vancouver, Ken Sim, ont également assisté à la conférence de presse.

M. Kahlon a précisé que la banque était destinée à soutenir les industries essentielles à la sécurité, notamment la défense, la cybersécurité, la fabrication de pointe et les technologies à double usage dans le monde entier.

«Les gouvernements reconnaissent que la sécurité économique et la sécurité nationale sont étroitement liées», a déclaré M. Kahlon.

M. Sim a vanté la «connectivité inégalée» de Vancouver grâce à son port et à son aéroport, à son offre de main-d'œuvre et à ses possibilités de formation, ainsi qu'à sa qualité de vie.

Wolfgang Depner, La Presse Canadienne