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La plongeuse Caeli McKay récupère toujours d'une blessure, prouve sa résilience

durée 14h57
9 juin 2022
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2022

CALGARY — Caeli McKay ne se qualifie plus de pleurnicharde, car elle sait qu'elle n'en est pas une. 

La plongeuse canadienne a découvert son âme de combattante qui peut faire fi de la douleur pour exceller au plus haut niveau de son sport. L'athlète âgée de 22 ans originaire de Calgary a plongé en dépit du fait qu'elle avait des ligaments endommagés dans une cheville aux Jeux olympiques de Tokyo l'été dernier. 

«Je n'ai jamais eu l'impression d'être coriace, a admis McKay à La Presse Canadienne. J'ai toujours eu l'impression que je pouvais en faire davantage, que je pouvais me pousser davantage. J'ai toujours dit que j'étais une pleurnicharde.

«Cette expérience m'a enseigné que j'étais forte, que je pouvais repousser mes limites malgré la douleur physique, la douleur mentale et émotionnelle. Je maîtrise beaucoup mieux mes émotions (maintenant). 

«Je suis plus consciente de ma résilience», a-t-elle poursuivi. 

Alors qu'elle s'entraînait à l'extérieur de a piscine dans le cadre des essais olympiques il y a un an, McKay s'est coincé un pied entre un matelas et une boîte de laquelle elle sautait. Elle s'est déchiré des ligaments de la cheville gauche, compromettant ainsi sa capacité à s'élancer de la plateforme de 10 m. 

Elle était déjà qualifiée pour les Jeux olympiques de Tokyo en plongeon synchronisé avec sa coéquipière québécoise Meaghan Benfeito, à cause de leurs résultats sur la scène internationale. 

McKay n'a pu participer aux essais olympiques afin de décrocher un laissez-passer pour l'épreuve individuelle à la plateforme de 10 m, mais elle a serré les dents et plongé avec Benfeito à Tokyo. Les Canadiennes ont terminé au pied du podium, à moins d'un point d'une médaille olympique. 

McKay se déplaçait sur une mobylette dans le village des athlètes, afin d'éviter de mettre du poids sur sa cheville endolorie.

«Nous ignorions si elle allait parvenir à plonger, a raconté le directeur technique de Plongeon Canada, Mitch Geller. Vous savez quoi? Elle l'a fait. Elle a serré les dents et elles ont fait un boulot fantastique.»

Un an plus tard, la cheville de McKay est toujours une source de préoccupation. Après avoir terminé deuxième aux championnats canadiens le mois dernier, McKay a choisi de s'absenter du Grand Prix de la FINA qui se déroule dans sa ville natale jusqu'à dimanche. 

Le Grand Prix FINA de Calgary est une opportunité pour les plongeurs canadiens et internationaux de mettre la touche finale à leur préparation en vue des Championnats du monde de Budapest, en Hongrie, du 17 juin au 3 juillet. 

McKay préfère protéger sa cheville en prévision des Mondiaux. 

«J'ai de toute évidence hypothéqué ma cheville aux Jeux olympiques. Elle n'a pas guéri adéquatement, a-t-elle admis. C'était mon choix de plonger malgré la douleur, et je connaissais les conséquences. Je savais que ma récupération serait difficile. Je savais que j'allais traîner cette blessure longtemps, et je savais que ma cheville ne reviendrait probablement jamais comme avant. 

«En ce moment, nous continuons les tests afin de déterminer pourquoi la douleur est toujours aussi intolérable, mais c'est plutôt rendu une douleur chronique, comme une tendinite par exemple», a-t-elle conclu.

Donna Spencer, La Presse Canadienne