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La sécurité routière s'améliore, dit l'Organisation mondiale de la Santé

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21 juillet 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — La sécurité routière s'améliore à travers le monde, mais les pays à faibles revenus n'en profitent guère, selon une étude publiée lundi par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Les taux mondiaux d’accidents de la route et de décès ont tous deux diminué de plus de 30 % entre 1990 et 2023, selon cette étude publiée par le journal The Lancet Public Health, qui souligne que les progrès varient d’un pays à l’autre.

Les chiffres dévoilés par l'OMS révèlent que les décès dus aux accidents de la route ont diminué de 21 % entre 2011 et 2025. Cependant, les accidents de la route ont encore coûté la vie à plus de 1,1 million de personnes l’année dernière, et ils restent la première cause de décès chez les enfants et les jeunes âgés de 5 à 29 ans, a indiqué l’OMS.

Au Canada, le taux de mortalité par accident de la route standardisé selon l'âge est passé à 4,9 pour 100 000 en 2023, soit un déclin de 26,5 % par rapport à 2010 et de 67 % par rapport à 1990.

L'OMS calcule que les accidents de la route ont fait environ 225 000 blessés au Canada en 2023. Cela correspond à un taux d'incidence des accidents de la route standardisé selon l'âge de 653,3 pour 100 000 en 2023, une amélioration de presque 60 % par rapport à 1990.

Plus de neuf accidents la route sur dix sont survenus dans des pays à faible et moyen revenu en 2023, même si on y retrouve seulement 60 % des véhicules de la planète.

«Le taux de mortalité dans le groupe à faibles revenus était près de six fois plus élevé que dans le groupe à revenus élevés, plus de trois fois plus élevé que dans le groupe à revenus moyens supérieurs et plus de deux fois plus élevé que dans le groupe à revenus moyens inférieurs», rapportent les auteurs de l'étude.

Dans de nombreux pays à faible et moyen revenu, poursuivent-ils, «la motorisation et l’urbanisation rapides ont pris le pas sur le développement des mesures de sécurité routière, exposant ainsi une grande partie des usagers de la route à des environnements à haut risque».

Les blessures causées par des accidents de la route dans ces pays ont tendance à être plus graves, soulignent les chercheurs, et ont entraîné des taux élevés de mortalité prématurée.

Les accidents de la route impliquant des véhicules à moteur ont représenté la plus grande part des décès dus à des accidents de la route dans le monde en 2023, soit 518 000 décès ou 38,6 % du total, suivis par les accidents impliquant des piétons (401 000 décès, 29,9 % du total), peut-on lire dans The Lancet Public Health.

Bien que les motocyclistes ne représentaient que 13,2 % de l’incidence des accidents de la route, ils représentaient 23,8 % des décès, ajoute-t-on.

Dans certains pays à revenu élevé, écrivent les auteurs de l'étude, «l'évolution des modes de déplacement redéfinit la répartition de la charge des accidents de la route».

Les accidents de vélo ont maintenant dépassé ceux impliquant des piétons pour devenir, dans plusieurs pays nordiques, la deuxième cause d'espérance de vie corrigée de l'incapacité – une mesure mieux connue sous l'acronyme anglais DALY qui soustrait à l'espérance de vie le nombre d'années «perdues» à la maladie, au handicap ou à une mort précoce.

Les vélos constituent désormais la principale cause d'accidents de la route dans les pays à revenu élevé de la région Asie-Pacifique, tels que le Japon et Singapour.

Les décès sur la route englobent les blessures mortelles subies par les piétons, les cyclistes et les personnes se déplaçant en voiture, en camion ou dans d’autres véhicules. Les données complètes faisant défaut dans certains pays, les chercheurs à l’origine de ce nouveau rapport ont établi des estimations sur la base des données disponibles.

La Presse Canadienne