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La statue de Jacques Parizeau est dévoilée derrière l'Assemblée nationale

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1 juin 2022
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Par La Presse Canadienne, 2022

QUÉBEC — Une statue du premier ministre péquiste Jacques Parizeau a été inaugurée mercredi derrière l'Assemblée nationale.

Elle a été dévoilée en présence de la veuve de l'ancien chef du Parti québécois (PQ), Lisette Lapointe, et du premier ministre François Legault.

L'imposante œuvre de bronze est une réalisation des sculpteurs montréalais Jules Lasalle et Annick Bourgeau. Une campagne de financement a permis de recueillir les 120 000 $ nécessaires à la création du monument. La statue fait face à la rue Jacques-Parizeau.   

M. Parizeau a été premier ministre durant un mandat court, mais mouvementé, de septembre 1994 à octobre 1995, qui a culminé avec le deuxième référendum sur la souveraineté, le 30 octobre 1995.   

Pendant toute sa carrière politique, Jacques Parizeau a tenté de convaincre les Québécois de la nécessité de l'indépendance. Il en a fait le combat de sa vie.

Haut fonctionnaire dans les années 60, il est l'un des instigateurs de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Il a été ministre des Finances du gouvernement de René Levesque à partir de 1976 jusqu'en 1984. Il a alors claqué la porte quand le Parti québécois a choisi le «beau risque», soit la voie du fédéralisme renouvelé. 

Pour clore cette parenthèse, il effectue un retour en étant élu chef du PQ en 1988 et remporte les élections de 1994 avec pour but de réaliser la souveraineté. 

Il prépare activement le Québec à accéder à l'indépendance, mène tambour battant la campagne référendaire de 1995, mais subit une défaite déchirante, le 30 octobre, lorsque le Non à la souveraineté l'emporte à 50,6 % contre 49,4 % pour le Oui.

Dans son discours, il prononcera une phrase malheureuse qui lui sera reprochée , lorsqu'il dit que son camp a été battu par «l’argent... puis des votes ethniques». 

Le lendemain, il annonce sa démission dans les mois qui suivront. Il demeurera par la suite un leader spirituel et orthodoxe du mouvement souverainiste, en même temps qu'un trouble-fête pour le Parti québécois par ses interventions inattendues.

Patrice Bergeron, La Presse Canadienne