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Langues officielles: Ottawa veut protéger les deux communautés, dit Pablo Rodriguez

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10 juin 2022
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Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2022

MONTRÉAL — Tandis que Québec demande au fédéral d’adopter une approche différenciée entre les minorités francophones hors Québec et la communauté anglophone de la province, le lieutenant de Justin Trudeau au Québec, Pablo Rodriguez, dit que le fédéral doit être présent pour les deux communautés linguistiques. 

«C'est vrai qu'il y a une seule langue menacée en Amérique du Nord et c'est le français, a dit le ministre du Patrimoine, vendredi, en marge de l’annonce d’une aide au secteur touristique dans la région de Montréal. Ceci étant dit, la Loi sur les langues officielles et le gouvernement du Canada sont là pour les deux communautés en milieu minoritaire.»

Le gouvernement Trudeau reconnaît que le français est menacé et que le Québec a un rôle à jouer pour assurer sa survie, assure M. Rodriguez. L’approche du gouvernement fédéral devra toutefois s’assurer que les membres de la communauté anglophone du Québec puissent recevoir les services essentiels, comme l’accès à la justice et aux soins de santé, dans leur langue.

Québec demande au fédéral qu’il ait une approche différente envers les minorités francophones hors Québec et la communauté anglophone du Québec, dans son projet de réforme de la Loi sur les langues officielles. 

La ministre québécoise des Relations canadiennes, Sonia LeBel, a fait parvenir cette semaine une liste de 14 amendements aux députés fédéraux qui étudient le projet de loi, rapporte Radio-Canada. Elle demanderait aux élus de reconnaître que les besoins des deux communautés sont différents. 

Mme LeBel aurait notamment demandé aux élus de ne plus faire allusion à la promotion de l’anglais dans la nouvelle mouture de la loi pour ne parler uniquement que de la promotion du français et de «l’épanouissement des minorités».  

M. Rodriguez n’a pas voulu se prononcer directement sur la demande de Mme LeBel. «Moi, je trouve ça important que Québec puisse se prononcer et qu'il donne son point de vue, mais à terme, c'est le comité permanent sur les langues officielles qui va analyser ça et décider quelle suite donner à ça.»

Stéphane Rolland, La Presse Canadienne