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Le Bloc veut un «volet d'urgence» prêt pour déploiement au ministère de l'Immigration

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6 juin 2022
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Par La Presse Canadienne, 2022

OTTAWA — Le Bloc québécois propose l’activation d’un «volet d’urgence» au ministère de l’Immigration dès qu’une crise entraîne un flot de réfugiés comme celui qu’a déclenché l’invasion russe de l’Ukraine ou la reprise de pouvoir des talibans en Afghanistan.

Cette façon de faire devrait inclure, selon la formation politique, la mise en place d’un visa spécial d’urgence, un programme de parrainage élargi et la levée partielle d’exigences de prélèvement de données biométriques.

Le porte-parole bloquiste en matière d’Immigration, Alexis Brunelle-Duceppe, a présenté lundi en point de presse la série de mesures comme constituant «un coffre à outils» pouvant être préparé en amont, par la voie de changements administratifs, à Immigration, réfugiés et citoyenneté Canada (IRCC).

Le député du Lac-Saint-Jean a reconnu que certaines de ces actions avaient déjà été prises concernant l’accueil d’Ukrainiens fuyant la guerre, comme l’allégement d’une partie des exigences de fournir des données biométriques. Il a toutefois soutenu que la proposition bloquiste permettrait d’agir en temps opportun, ce qui a été loin d’être fait à ses yeux.

«Il y a des choses qui ont été mises en place qui sont bonnes. Malheureusement, la vitesse de réponse du gouvernement est beaucoup trop lente lorsqu’une crise survient», a-t-il résumé.

Le «volet d’urgence» prévoirait aussi un aspect d’organisation de vols nolisés, que le Bloc québécois appelle «passerelles aériennes». Trois vols nolisés ont récemment permis le transport d’environ 900 Ukrainiens au Canada, mais le Bloc québécois estime que cela est insuffisant en plus d’être survenu trop tard.

La proposition bloquiste inclut aussi qu’il y ait une «Force de réserve d’agents d’immigration» qui puisse être déployée en temps de crise, en plus d’un plan pour l’«ouverture de bureaux de visas d’urgence».

«Ces crises-là arriveront de plus en plus fréquemment entre autres en raison des changements climatiques. (…) (Et) ce gouvernement-là présentement est toujours en réaction et ce qu’on lui propose est de prévenir afin de mieux guérir», a dit M. Brunelle-Duceppe.

Il a indiqué qu’il avait une rencontre prévue avec la ministre de l’Immigration, Sean Fraser, d’ici la fin de la session parlementaire, le 23 juin, et qu’il comptait assurément aborder cette question.

Émilie Bergeron, La Presse Canadienne