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Le Canada et l'Équateur signent un accord de libre-échange à Ottawa

durée 18h10
24 juillet 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

OTTAWA — Les détracteurs reprochent à Ottawa de privilégier le commerce au détriment des droits de l'homme en signant un accord de libre-échange avec l'Équateur.

Le ministre du Commerce international, Maninder Sidhu, et le ministre de la Production, du Commerce extérieur et des Investissements de l’Équateur, Luis Alberto Jaramillo, ont participé vendredi à une cérémonie de signature à Ottawa.

Un communiqué de presse publié vendredi par Affaires mondiales Canada indique que cet événement marque «une étape importante dans les efforts du Canada pour diversifier ses échanges commerciaux et créer de nouvelles occasions pour les entreprises canadiennes».

«Il reflète également l’engagement commun du Canada et de l’Équateur à renforcer leurs relations commerciales et d’investissement et à mettre l’accord en vigueur dès que possible», précise le communiqué.

Plusieurs organisations canadiennes et responsables de la société civile ont averti qu’un accord de libre-échange entre le Canada et l’Équateur menacerait l’environnement et aggraverait la crise des droits humains dans ce pays d’Amérique du Sud.

«Une fois de plus, le gouvernement fait passer les profits des entreprises canadiennes d’extraction de ressources avant la vie et les droits des femmes et des filles autochtones, tant au Canada qu’à l’étranger», a souligné Ketty Nivyabandi, secrétaire générale d’Amnesty International Canada, dans un communiqué de presse conjoint publié par MiningWatch.

Stuart Trew, directeur du projet de recherche sur le commerce et l’investissement au Centre canadien de politiques alternatives, a écrit dans ce communiqué que cet accord commercial donnerait aux sociétés minières canadiennes «un outil coercitif pour passer outre l’opposition locale à leurs projets et échapper à toute responsabilité en cas de violations des droits».

Sasha Lleshaj, coordinatrice du commerce international et de l’énergie au Réseau action climat Canada, a déclaré dans ce communiqué que cet accord constituait «le prolongement à l’étranger du programme imprudent de déréglementation climatique mené par le gouvernement sur le territoire national».

«Ce n’est pas là la politique commerciale d’un leader en matière de climat, mais bien l’érosion des protections dont nous avons besoin pour assurer la sécurité des communautés», a ajouté Mme Lleshaj.

Les négociations sur cet accord commercial se sont achevées début 2025 et l’accord proposé prévoit que l’Équateur supprime effectivement les droits de douane sur toutes les importations canadiennes.

Le site internet du gouvernement indique que les échanges bilatéraux entre le Canada et l’Équateur ont atteint près de 2,2 milliards de dollars en 2025.

Affaires mondiales Canada a rapporté qu’en supprimant les droits de douane et en réduisant les barrières commerciales, l’accord améliorera l’accès aux marchés pour les exportateurs canadiens, «permettant ainsi aux entreprises de se développer, de créer des emplois de qualité et de générer des avantages économiques à long terme pour les travailleurs, les entreprises et les consommateurs des deux pays».

Le ministère a précisé qu’après la signature de l’accord, le Canada et l’Équateur mèneront chacun à bien leurs processus de ratification nationaux et que l’accord entrera en vigueur une fois ces procédures achevées.

- Avec des informations de Dylan Robertson

Catherine Morrison, La Presse Canadienne