Le PCC et le Bloc réclament une enquête sur une Canadienne espionnant à l'OTAN
OTTAWA — Les députés conservateurs et du Bloc québécois membres du Comité permanent de la sécurité publique et nationale de la Chambre des Communes réclament la tenue d'une réunion d'urgence afin de discuter des allégations d'espionnage impliquant une ancienne stagiaire canadienne de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) en Belgique.
Frank Caputo, porte-parole conservateur en matière de sécurité publique, estime que les députés doivent débattre des «sérieuses questions» que cette affaire soulève concernant «sur les processus de vérification de la sécurité nationale du Canada».
La suspecte, décrite comme une ressortissante canadienne d’origine chinoise, fait l’objet d’accusations liées à l’espionnage et à la participation à une organisation criminelle.
Elle est actuellement détenue par les autorités belges en détention provisoire, mais a fait appel de cette décision.
Le parquet fédéral belge a indiqué qu’il ne divulguait pas l’identité des suspects dans le cadre d’enquêtes en cours, invoquant la présomption d’innocence.
Les conservateurs et le Bloc disposent à eux deux de cinq voix au sein du Comité de la sécurité publique et nationale, tandis que les libéraux en détiennent six, ce qui confère au parti au pouvoir une majorité décisive pour déterminer si le comité enquêtera sur cette affaire.
— avec des informations fournies par Jim Bronskill
David Baxter, La Presse Canadienne

