Le PLQ envoie une mise en demeure à PSPP pour ses propos sur le crime organisé
Temps de lecture :
2 minutes
Par La Presse Canadienne, 2026
Le Parti libéral du Québec a envoyé dimanche une mise en demeure au chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon lui demandant de retirer ses propos liant le PLQ au crime organisé et de présenter des excuses formelles.
«Nous demandons aujourd'hui à Paul St-Pierre Plamondon de faire ce que toute personne responsable ferait, c'est-à-dire retirer ses propos et présenter des excuses. S’il refuse de le faire, le PLQ n'hésitera pas à défendre ses droits devant les tribunaux et se réserve le droit d'intenter un recours en diffamation contre le chef du Parti québécois», a déclaré le chef libéral Charles Milliard dans les bureaux administratifs du PLQ à Montréal, dimanche matin.
«Il y a une différence fondamentale entre poser des gestes légitimes et lancer des accusations sans aucune preuve dans le but de désinformer la population et de semer le doute», a-t-il affirmé.
M. Millard a indiqué qu’il est capable d’accepter les critiques, «aussi sévères soient-elles», mais qu’il devient «intraitable» lorsque la réputation du parti, des militants, des députés et des nouveaux candidats est attaquée.
«Cette fois-ci, ça ne passe pas. En associant le Parti libéral du Québec au crime organisé, Paul St-Pierre Plamondon a franchi une ligne qu'aucun chef politique sérieux ne devrait avoir franchie. Ses propos sont irresponsables, diffamatoires et indignes d'une personne qui aspire à gouverner le Québec. Il y a toujours bien des limites», a dénoncé M. Milliard, soulignant que «les débats doivent se faire sur la base des faits et non des intentions».
Vendredi, au dernier jour de la législature avant les élections de l'automne, M. St-Pierre Plamondon a fait un lien entre le PLQ et le crime organisé.
Il a ensuite précisé qu'il avait en tête «la définition juridique» et non «une organisation criminelle».
Pour lancer ses attaques, il s'est fondé sur l'enquête de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) en cours concernant des allégations de financement illégal lors de la course à la direction du PLQ l'année dernière.
En conférence de presse pour faire le bilan de la session, M. St-Pierre Plamondon a affirmé qu'il n'avait pas d'indications laissant croire à des liens entre le PLQ et le crime organisé, mais que c'est une «question qui est absolument légitime et logique», selon lui.
«Comment se finançait cette caisse occulte?» a-t-il demandé.
«Si vous êtes capable de financer à coups de 500 $ comptant à peu près n'importe qui qui vient dans un cocktail de financement, la première question qu'on va vous poser, c'est: d'où vient l'argent? Il a fallu que quelqu'un finance cette affaire-là. Et des sources de financement occultes, il y en a plusieurs, ça peut venir d'activités criminelles, mais ça peut venir aussi du fédéral.»
La Presse Canadienne