Le président Trump prend la défense de son ami Wayne Gretzky, malmené au Canada

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Par La Presse Canadienne, 2024
L'épouse de Wayne Gretzky soutient que le légendaire joueur de hockey a eu «le cœur brisé» en lisant les «commentaires méchants» à son sujet au Canada.
Janet Gretzky a publié jeudi un message sur Instagram pour remercier Bobby Orr, un autre joueur légendaire, d'avoir défendu Wayne Gretzky au milieu d'une tempête de commentaires négatifs concernant son soutien au président américain Donald Trump.
«Merci M. Bobby Orr, a écrit Janet Gretzky. Vos paroles signifient beaucoup pour Wayne et sa famille. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui soit plus fier d'être Canadien et cela lui a brisé le cœur de lire et de voir les commentaires méchants.
«Il ferait n'importe quoi pour rendre les Canadiens fiers, avec son amour pour le hockey et son pays», écrit-elle à propose de son célèbre mari, né en Ontario.
Mme Jones accompagnait sa publication d'une copie d'un commentaire de Bobby Orr, qui a également été publié dans un article d'opinion du samedi pour le Toronto Sun. Orr qualifiait Gretzky de l'un des «plus grands Canadiens de tous les temps» et critiquait ceux qui s'en prenaient à lui.
«Écoutez: nous avons tous nos convictions personnelles en ce qui concerne des choses comme la religion et la politique, écrit Orr. Wayne respecte votre droit à de telles convictions – pourquoi ne pouvez-vous pas respecter les siennes ?»
Les commentaires de Janet Gretzky sont intervenus après que le président Trump a qualifié Wayne Gretzky de «plus grand Canadien» et a souligné sa loyauté envers le Canada dans un message publié sur son réseau «Truth Social» mercredi soir.
M. Trump a également indiqué qu'il ne voulait pas que les Canadiens se retournent contre Gretzky simplement à cause de l'amitié qui les lie.
«Wayne et Janet, sa merveilleuse épouse, aiment le Canada, et ils ne devraient soutenir que le Canada et tout ce qui rend le peuple canadien et le gouverneur Justin Trudeau heureux», a écrit le président américain sur son compte officiel. «Il est le plus grand Canadien de tous, et je fais donc de lui un 'agent libre', car je ne veux pas que quiconque au Canada dise du mal de lui.
«Il soutient le Canada tel qu’il est, comme il le devrait, même s’il n’est pas aussi bon qu’il pourrait l’être s'il était partie du pays le plus grand et le plus puissant du monde: les bons vieux États-Unis!»
La Confrontation des 4 nations
Alors que d’autres ont offert leur soutien à la légende du hockey en difficulté, Wayne Gretzky a jusqu’à présent refusé de commenter l'affaire.
Le président Trump a provoqué la colère de nombreux Canadiens en menaçant d’imposer des droits de douane élevés sur les importations canadiennes et en suggérant que le Canada devienne le «51e État américain». Il s’est également souvent moqué du premier ministre Trudeau en l’appelant «gouverneur».
La controverse fait notamment suite au rôle de Wayne Gretzky en tant que capitaine honoraire de l’équipe canadienne lors de la récente Confrontation des 4 nations. Le numéro 99 n'avait pas porté le chandail de l'équipe sur la patinoire avant la finale Canada—États-Unis à Boston.
Le célèbre «numéro 99» était déjà critiqué au Canada pour son soutien à M. Trump, notamment en assistant à la fête à Mar-a-Lago pour célébrer sa victoire électorale en novembre, puis à son investiture à Washington en janvier.
On a demandé à Montréal jeudi à M. Trudeau s’il avait parlé à Wayne Gretzky depuis le tournoi des Quatre Nations. Le premier ministre a souri, rigolé, puis a dit: «Je ne l'ai pas fait».
À Edmonton, où Wayne Gretzky est devenu une légende, certains amateurs ont lancé une pétition pour débaptiser la «Wayne Gretzky Drive». Cette rue a été renommée en 1999 pour honorer les quatre coupes Stanley qu'il avait remportées avec les Oilers. La pétition, lancée il y a une dizaine de jours, avait recueilli jeudi après-midi plus de 10 000 signatures.
«Wayne Gretzky est un gars fantastique !, a écrit le président Trump sur son réseau social. Il pourrait se présenter à n'importe quel poste politique au Canada et gagner.
«Wayne est mon ami, et il veut me rendre heureux, et il est donc quelque peu 'discret' sur le fait que le Canada reste un pays séparé, plutôt que de devenir un 51e État chéri et beau, payant des impôts beaucoup moins élevés, avec une armée libre et puissante, pas de droit de douane et une économie en plein essor.»
— Avec des informations de Joe Bongiorno à Montréal.
La Presse Canadienne