Le référendum albertain perçu comme une étude de cas sur les répercussions de l'IA
EDMONTON — Selon des experts du secteur, le référendum sur l'avenir de l’Alberta, qui se profile à l’horizon, s’avère être un cas d’étude parfait sur l’impact de l’intelligence artificielle (IA).
Aengus Bridgman, de l'Observatoire de l'écosystème médiatique établi en Ontario, explique que, d'un jour à l'autre, les plateformes d'IA pourraient prétendre que la sécession entraînerait une hausse des impôts pour les Albertains.
Un autre jour, au contraire, elles vous indiqueraient que les impôts baisseraient.
Selon M. Bridgman, la qualité de l’IA dépend entièrement des informations sur lesquelles elle s’appuie, et ces informations évoluent constamment.
Les Albertains voteront le 19 octobre sur dix questions, notamment celle de savoir s’ils souhaitent que la province reste au sein du Canada ou qu’un deuxième référendum contraignant soit organisé sur la sortie de la Confédération.
La première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, affirme que son gouvernement tente de lutter contre la désinformation en diffusant des publicités et en publiant une brochure expliquant les questions.
Mais le NDP provincial affirme que la brochure de Mme Smith est une litanie de fausses informations conçue non pas pour expliquer les enjeux, mais pour convaincre les Albertains de voter dans le sens souhaité par le gouvernement.
Fakiha Baig, La Presse Canadienne

