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Les pirates ayant fait chanter un député de la N.-É. voulaient des bitcoins

durée 17h32
19 mars 2026
La Presse Canadienne, 2026
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2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

HALIFAX — Selon la Gendarmerie royale du Canada, le pirate informatique à l'origine d'une tentative de chantage visant un député de l'Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse cherchait à extorquer des bitcoins.

Rick Burns, qui représente Hammonds Plains-Lucasville, a déclaré mercredi dans un communiqué que des criminels avaient piraté son courrier électronique cette semaine et exigé de l'argent, que sa famille a refusé de payer.

En guise de punition, les pirates ont diffusé des photos et des vidéos personnelles de lui et de son épouse, a-t-il indiqué.

Bien que M. Burns ait fait état de plusieurs pirates informatiques, la GRC n'en a mentionné qu'un seul. La GRC a indiqué avoir été contactée mardi au sujet du piratage de l'ordinateur d'un député provincial et collaborer avec l'unité de criminalistique numérique de la police régionale d'Halifax.

La police a refusé de préciser si le criminel était un acteur international ou national, affirmant que cela faisait partie d'une enquête en cours.

Mais la GRC a confirmé que le pirate informatique aurait demandé à M. Burns de payer en bitcoins.

Le bureau du caucus du Parti progressiste-conservateur a également refusé de fournir plus d'informations, invoquant l'enquête.

«Lorsque des criminels ciblent des fonctionnaires par le chantage, ils tentent de compromettre les personnes que les Néo-Écossais ont choisies pour les représenter et d'ébranler les fondements mêmes de notre démocratie», a déclaré le premier ministre Tim Houston mercredi.

«Nous ne pouvons pas et ne voulons pas accepter un climat où le fait de servir votre communauté dans la vie publique fait de vous et de votre famille une cible d’extorsion.»

Le bureau du premier ministre a indiqué jeudi que les responsables provinciaux envoyaient des directives actualisées aux employés du gouvernement et à tous les députés provinciaux concernant les risques et les menaces liés à des questions de cybersécurité.

«Nous prenons cette affaire très au sérieux. Comme elle concerne l’appareil personnel du député Burns, les responsables de la cybersécurité compétents ont été informés de l’incident et continuent de le surveiller et de l’évaluer selon les besoins», a noté le bureau de M. Houston.

Un rapport publié l'année dernière par le Centre de la sécurité des télécommunications du Canada indiquait que les attaques par rançongiciel sont en hausse et resteraient probablement un défi avec le développement continu de technologies, telles que l'intelligence artificielle et la cryptomonnaie.

Il indiquait que les attaques par rançongiciel ont augmenté en moyenne de 26% chaque année depuis 2021. En 2023, le Centre rapportait que les coûts totaux de remise en état à la suite d'incidents de cybersécurité avaient doublé pour atteindre 1,2 milliard $.

— Avec la contribution de Lyndsay Armstrong.

Devin Stevens, La Presse Canadienne