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Loi 21: «Son "chez nous", c'est chez moi aussi», lance Trudeau au Bloc

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1 juin 2022
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2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2022

OTTAWA — Le premier ministre Justin Trudeau a été piqué au vif par des questions du Bloc québécois réclamant que «les Canadiens» devraient se mêler de «leurs affaires» plutôt que de financer une contestation judiciaire du projet de loi 21, devenu la Loi sur la laïcité de l'État.

«Son “chez nous”, là, c'est chez moi aussi. Je suis Québécois. Et j’ai bien le droit de m'assurer que tous les Québécois ont leurs doits respectés comme tout le monde partout au pays», a envoyé mercredi M. Trudeau lors de la période des questions en étant chaudement applaudi par son groupe parlementaire.

Le leader parlementaire du Bloc québécois, Alain Therrien, venait de lui dire que la volonté des «Québécois» de renforcer la laïcité de l'État «chez eux, au Québec, ça les regarde».

«Si les citoyens de Moose Jaw, Saskatchewan, ont le goût que l'État et la religion marchent main dans la main, ce n'est pas notre problème. Ils peuvent ben se faire tatouer “In God We Trust” dans la face, on s'en fout, ce n’est pas le problème. Mais chez nous, on veut la laïcité de l'État et on a voté pour ça», avait-il poursuivi.

Le ton montait déjà à la question précédente alors que M. Therrien déclarait au sujet de la loi 21 que «les Canadiens n'ont rien à voir là-dedans, ce n’est pas de leurs affaires» étant donné que la loi a été votée par les élus de l'Assemblée nationale et qu'elle ne s'applique qu'au Québec.

«Je suis sûr que je n'ai pas bien entendu, je suis sûr que l'honorable député ne voulait pas suggérer que tous ceux qui sont en désaccord et qui contestent cette loi devant la Cour au Québec ne sont pas des vrais Québécois», lui avait répondu M. Trudeau.

Au cours des derniers mois, le premier ministre a maintes fois mentionné son profond désaccord avec la loi 21, estimant que personne ne devrait perdre son emploi en raison de sa religion.

La loi québécoise sur la laïcité de l’État interdit, depuis 2019, que des personnes en situation d’autorité affichent des signes religieux. Cette loi, qui a une clause de droits acquis empêchant le renvoi de personnes déjà en poste, s’applique, entre autres, aux enseignants.

Michel Saba, La Presse Canadienne