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Loi du 1 %: plus de formations admissibles et un processus simplifié

durée 08h00
10 avril 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

Québec allège les règles entourant le fameux 1 % qui doit être consacré par les employeurs à la formation de leur main-d'oeuvre, en ouvrant davantage la porte à la formation informelle.

La Loi favorisant le développement et la reconnaissance des compétences de la main-d'oeuvre, mieux connue comme la «loi du 1 %», oblige les employeurs qui ont une masse salariale de plus de 2 millions $ à consacrer au moins 1 % de celle-ci au développement des compétences de leurs travailleurs.

Dans le passé, des employeurs ont déploré la lourdeur du processus et la difficulté de savoir quelles formations seraient considérées comme admissibles.

La formation formelle était bien connue — celle qui est dispensée dans les établissements d'enseignement — mais la formation informelle était sous-utilisée. C'est ce à quoi Québec veut remédier.

«Aujourd'hui, on annonce une simplification. On essaie de donner beaucoup plus de flexibilité à nos entreprises; on veut qu'elles soient beaucoup plus agiles, qu'elles aient la marge de manoeuvre d'avoir des formations qui leur sont propres. Les entreprises sont les mieux placées pour savoir ce qu'elles ont besoin de déployer pour la formation de la main-d'oeuvre», a commenté la ministre de l'Emploi, Pascale Déry, en entrevue.

Québec élargit donc les formations admissibles et simplifie les démarches pour les employeurs.

Cette formation informelle pourra, par exemple, être du mentorat ou du «coaching» entre employés expérimentés et nouveaux embauchés. Cela exclura toutefois les stagiaires en entreprise.

«Par exemple, un opérateur expérimenté montre à un nouvel employé les bonnes pratiques d’utilisation des machines. De même, un gestionnaire peut bénéficier de coaching en leadership afin d’améliorer la gestion d’équipe et la communication», explique le ministère.

Un outil en ligne sera disponible pour identifier et évaluer les formations pouvant donner lieu à des dépenses admissibles au sens de la loi.

En juin, un guide sur la formation informelle sera aussi accessible.

Bien reçu

Chez les Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ), l'intervention ministérielle est bienvenue.

«Ce sont des modifications qu'on demandait depuis un bon bout de temps au gouvernement, à la fois pour faciliter la déclaration des heures de formation qui sont faites en entreprise, mais aussi pour reconnaître un plus grand volume de formation qui se fait dans nos entreprises et qui, pour nous, devait compter dans ce calcul-là du 1 %», a commenté la présidente-directrice générale de MEQ, Julie White.

Elle explique que, pour travailler dans le secteur manufacturier, il faut souvent des compétences particulières, sur une machine, par exemple, et que cela ne s'acquiert pas toujours dans un Centre de formation professionnelle ou un établissement d'enseignement.

À ce titre, la reconnaissance de la formation informelle entre employés expérimentés et recrues sera fort utile, fait valoir Mme White.

Lia Lévesque, La Presse Canadienne