Loi du 1%: les centrales demandent à Québec de surseoir au projet d'allègements

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Par La Presse Canadienne, 2026
Les centrales syndicales demandent à Québec de surseoir aux allègements qu'il veut apporter à la Loi du 1% sur la formation de la main-d'oeuvre, craignant une diminution de la qualité de celle-ci.
La semaine dernière, la ministre de l'Emploi, Pascale Déry, a annoncé des allègements à la Loi favorisant le développement et la reconnaissance des compétences de la main-d'oeuvre, mieux connue sous le nom de Loi du 1%. Elle souhaite notamment reconnaître davantage la formation informelle dans les milieux de travail, soit la formation donnée par un employé expérimenté à un autre.
Si l'idée a été bien reçue dans le milieu patronal, il en est autrement dans le milieu syndical.
Dans une sortie commune mardi, la CSN, la FTQ, la CSQ et la CSD se disent inquiètes pour la qualité de la formation informelle qui sera reconnue.
Les quatre centrales syndicales soulignent que la formation donnée à des travailleurs devrait être qualifiante, soutenir la mobilité professionnelle et assurer l'adaptation durable des travailleurs aux changements technologiques et économiques.
Elles demandent donc à Québec de surseoir à son projet d'allègements et d'instaurer plutôt un projet pilote, dont les balises seraient déterminées avec les partenaires du marché du travail, le temps de mener une analyse du système.
Lia Lévesque, La Presse Canadienne