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Loi sur les grèves: «idéalement on ne s'en servirait jamais» — Conseil du patronat

durée 14h59
11 février 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — Malgré les hauts cris poussés par les syndicats contre la loi qui permet d'imposer l'arbitrage et de faire établir des services minimums, lors d'un conflit de travail, le Conseil du patronat du Québec s'attend à ce que peu d'employeurs utilisent ce «filet de sécurité ultime».

«Idéalement, on ne s'en servirait jamais», a affirmé mercredi la présidente et cheffe de la direction du CPQ, Michelle Llambias Meunier.

Elle participait à un panel organisé par l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés avec la CSN et la Direction de la médiation et conciliation du ministère du Travail.

Cette loi, qui est entrée en vigueur le 30 novembre dernier, permet d'imposer l'arbitrage dans certaines circonstances. Lors d'une grève ou d'un lock-out, elle permet aussi, à certaines conditions, de demander au Tribunal administratif du travail d'assujettir un employeur et un syndicat à des services minimalement requis pour assurer le bien-être de la population.

Plusieurs syndicats ont déjà déposé devant le tribunal une contestation de la constitutionnalité de cette loi.

Mais Mme Llambias Meunier estime que les outils contenus dans la loi sont «une mesure exceptionnelle». «On ne s'attend pas à ce qu'il y ait une grande utilisation de cette mesure-là.»

À l'opposé, la présidente de la CSN, Caroline Senneville, a dit remarquer «une déresponsabilisation» des employeurs, depuis l'adoption de cette loi.

Lia Lévesque, La Presse Canadienne