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Malgré les difficultés cette saison, Stroll préfère voir le verre à moitié plein

durée 17h37
16 juin 2022
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3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2022

MONTRÉAL — Lance Stroll connaît une saison difficile jusqu'ici en Formule 1, ça ne fait aucun doute, mais peu importe, le Québécois voit le verre à moitié plein, plutôt qu'à moitié vide, à l'aube du Grand Prix du Canada.

Le pilote de l'équipe Aston Martin occupe le 17e rang du classement général après avoir été limité à seulement deux points après huit courses en 2022, et il vient d'être victime d'un abandon lors de la dernière course au Grand Prix d'Azerbaïdjan. Le principal intéressé ne s'en fait pas outre mesure.

«C'est toujours comme ça en F1. Il y a de bonnes fins de semaine, et d'autres qui le sont moins. La saison est encore très jeune, je dois tourner la page et me concentrer seulement sur les choses que je veux améliorer ce week-end», a-t-il déclaré jeudi après-midi, alors que c'était le déluge à l'extérieur.

Stroll croit néanmoins que les récentes améliorations aérodynamiques apportées à la voiture lui permettront de bientôt voir la lumière au bout du tunnel.

«Oui, définitivement. Il s'agit maintenant de trouver les bons réglages et de les adapter aux différents types de piste pour connaître du succès. Nous étions très compétitifs à Imola, et à Miami, et nous étions en position de marquer des points, alors qu'ailleurs nous étions loin derrière. Ç'a très bien été à Monaco et à Bakou également, deux pistes très différentes, donc je crois que c'est encourageant pour la suite», a-t-il poursuivi.

Il reste que le pilote âgé de 23 ans est totalement éclipsé cette saison par son coéquipier Sebastian Vettel, qui occupe le 14e rang du classement général avec 13 points — malgré le fait qu'il a raté les deux premières courses de la campagne après avoir reçu un diagnostic positif à la COVID-19.

De plus, l'Allemand, quadruple champion du monde de F1, l'a devancé lors des trois dernières épreuves, et dans quatre des cinq plus récentes cette saison. Stroll ne lui en tient toutefois pas rigueur.

«Non, c'est bien, certains week-ends il me bouscule, alors qu'à d'autres c'est moi qui le bouscule. C'est ce qu'on veut chez un coéquipier; quelqu'un qui te force à repousser tes limites et celles de la voiture», a-t-il relaté.

Le pilote de Mont-Tremblant compte donc sur l'escale montréalaise pour relancer sa saison en F1.

Il a d'ailleurs signé deux top-10 en trois courses en carrière sur le circuit Gilles-Villeneuve. Stroll avait terminé en neuvième place en 2017 avec Williams, puis de nouveau en 2019 avec Racing Point. Il a toutefois refusé de se mouiller lorsqu'est venu le temps de s'avancer sur son objectif du week-end.

«On va voir, c'est très proche. Il y aura peut-être un peu de pluie demain (vendredi) et samedi, donc ça pourrait venir brouiller les cartes. Mais j'ai de bons souvenirs sur cette piste, et ça fait du bien d'être de retour (à Montréal)», a mentionné Stroll.

Évidemment, les épreuves de 2020 et 2021 ont été annulées à cause de la pandémie de coronavirus. Stroll s'est d'ailleurs réjoui d'être de retour au bercail, après une absence de deux ans.

«C'est l'un des week-ends les plus spéciaux du calendrier, non seulement car je suis à la maison, ici, mais aussi parce qu'il y a toujours une belle énergie qui se dégage de Montréal. Les amateurs sont tellement passionnés de F1, et on le sent ici au circuit Gilles-Villeneuve. Ce n'est tout simplement pas pareil quand le Grand Prix du Canada n'est pas au calendrier», a-t-il admis.

Le Grand Prix du Canada se mettra en branle avec la tenue des deux premières séances d’essais libres, vendredi.

Alexandre Geoffrion-McInnis, La Presse Canadienne