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Mark Carney se rend à New York pour positionner le Canada comme pôle d’investissement

durée 05h34
28 mai 2026
La Presse Canadienne, 2026
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2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

NEW YORK — Le premier ministre Mark Carney sera à New York, ce jeudi, pour rencontrer des dirigeants d'entreprise, alors que les relations entre le Canada et les États-Unis restent tendues.

Le cabinet du premier ministre n'a pas révélé les noms des PDG, entrepreneurs, chefs d’entreprise et gestionnaires de portefeuille que M. Carney doit rencontrer.

Il a toutefois fait savoir que l'objectif de M. Carney sera de promouvoir le Canada comme une destination de choix pour les nouveaux investissements.

M. Carney prononcera une allocution devant l’Economic Club of New York. Selon son cabinet, il exposera les grandes lignes de la nouvelle stratégie économique du Canada et fera le point sur les progrès réalisés jusqu'à présent.

Ce voyage au sud de la frontière intervient alors que des responsables mexicains et américains mènent cette semaine des négociations au sujet de l'Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).

Les États-Unis n’ont pas encore officiellement entamé de négociations sur l’ACEUM avec le Canada.

Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, a déclaré mardi qu’il existe d’importants différends commerciaux avec le Canada, mais qu’il est en contact régulier avec ses homologues canadiens.

La révision de l’ACEUM offre à chaque pays trois options à choisir en juillet. Ils peuvent:

- Renouveler l’accord pour 16 années supplémentaires;

- S’en retirer;

- Signaler à la fois le non-renouvellement et le non-retrait — ce qui déclencherait une révision annuelle susceptible de se produire jusqu’à l’expiration de l’entente, en 2036.

M. Greer a laissé entendre que l'administration Trump n'approuvera pas un renouvellement sans négociations. Selon lui, les trois pays se préparent pour de longs pourparlers.

Relations tendues

Le président américain, Donald Trump, a suspendu les négociations avec le Canada l'an dernier. Il avait été irrité par une publicité de l’Ontario dans laquelle on entendait l’ancien président Ronald Reagan critiquer les droits de douane.

Les relations ont semblé s'améliorer en mars après une rencontre entre M. Greer et le ministre responsable du Commerce Canada–États-Unis, Dominic LeBlanc, mais aucune négociation officielle n’a été lancée.

M. Greer a souligné mardi que la plupart des pays avaient accepté «à contrecœur» le maintien d’un certain niveau de droits de douane, mais que le Canada se trouvait dans une «situation différente» et qu’il était «difficile de voir où cela s’arrêtera».

Il a prévenu que des droits de douane resteront en vigueur pour le Canada et le Mexique, malgré l’accord commercial.

Alors que l'administration Trump continue de laisser entrevoir un avenir tumultueux pour les relations bilatérales — au début du mois, elle a suspendu la Commission permanente mixte de défense —, M. Carney s'affaire à approfondir les liens du Canada avec d'autres pays.

Mercredi, le premier ministre a annoncé qu'Ottawa entamait des négociations l'entreprise suédoise Saab en vue d’acheter une flotte d’avions de surveillance, tournant ainsi le dos aux fournisseurs américains.

Kelly Geraldine Malone, La Presse Canadienne