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McGuinty prend «au sérieux» les préoccupations sur le français dans l’armée

McGuinty prend «au sérieux» les préoccupations sur le français dans l’armée
Photo: La Presse Canadienne, 2026

Le ministre de la Défense nationale, David McGuinty, dit prendre «au sérieux» les préoccupations concernant la nouvelle approche de la désignation de la langue de travail dans les unités des Forces armées canadiennes (FAC) et au ministère de la Défense.

«J’ai ordonné l’examen et la révision des désignations de langue de travail au sein des unités des FAC. Cette révision portera sur la manière dont les exigences par rapport à la langue de travail ont été appliquées et sur la capacité de l’approche actuelle à répondre aux besoins opérationnels et à respecter les droits linguistiques de l’Équipe de la Défense, incluant les FAC», a-t-il déclaré dans un communiqué de presse transmis jeudi après-midi par le ministère de la Défense.

Celui-ci avait annoncé en juillet une révision de sa manière de déterminer si la langue de travail doit être l’anglais, le français ou les deux, en appliquant les Directives et ordonnances administratives de la défense (DOAD) 5039-2, Langues officielles en milieu de travail.

L’Union des employés de la Défense nationale s’était à ce moment inquiétée d’un recul des droits des francophones.

Dans le communiqué, M. McGuinty indique que «la DOAD ne change pas l’obligation de fournir des services dans les deux langues officielles» et que «les services au public, les services personnels, la formation et l’instruction demeurent offerts en français et en anglais».

«Je comprends les préoccupations des francophones et des francophiles quant à la place du français au Canada. Ils veulent que notre langue soit défendue et respectée. Comme ministre de la Défense nationale, je fais de l’inclusion et du respect du français au sein des FAC une priorité», affirme-t-il.

«Je tiens à réitérer l’engagement de notre gouvernement envers la protection et la promotion de nos deux langues officielles, la préservation du français, ainsi que l’épanouissement de nos communautés de langue officielle en situation minoritaire partout au Canada et dans les FAC», ajoute-t-il.

La Presse Canadienne