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Paul St-Pierre Plamondon critique les dépenses de Christine Fréchette

durée 16h48
6 août 2026
La Presse Canadienne, 2026
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3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

QUÉBEC — Tout juste sorti de vacances, le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon s’en prend à la première ministre caquiste Christine Fréchette et à son «tsunami d’annonces à saveur électorale» représentant des milliards en argent public.

Selon lui, Mme Fréchette a annoncé 62 nouvelles dépenses en 100 jours, ce qui représente plus de 7,8 milliards $, dont près de 1,5 milliard $ uniquement cet été.

«C’est grossier», a-t-il déclaré jeudi en point de presse à Lévis où il présentait son candidat, l’ancien délégué du Québec à Los Angeles et cadre chez Desjardins, Yanick Godbout. Ce dernier affrontera le ministre caquiste de l’Économie, Bernard Drainville.

S’il prend le pouvoir le 5 octobre, Paul St-Pierre Plamondon promet de ne pas engager de fonds publics ni d’annoncer de nouvelles dépenses gouvernementales durant la période estivale précédant une élection générale.

«Bref, on se restreint de faire campagne à même les fonds publics pour essayer d’acheter des votes», a-t-il résumé, qualifiant cette façon de faire de «caquisme pur jus».

Jeudi, le chef péquiste a également répondu à Christine Fréchette qui, en matinée, soutenait dans une déclaration aux médias qu’un référendum sur l’indépendance du Québec ne ferait que causer davantage d’incertitude à l’ère Trump.

«La question qui devra être débattue au cours des prochaines semaines, c’est voulons-nous vraiment 12 ans d’un gouvernement dans l’improvisation, brouillon, qui dépense les fonds publics comme si c’était de l’argent de Monopoly?» a-t-il rétorqué.

Devant les journalistes, M. St-Pierre Plamondon a affirmé être en faveur d’un troisième lien Québec-Lévis, mais pas «autoroutier» et à un prix «raisonnable». Refusant de s’étendre sur le sujet, il a laissé entendre que sa formation défendra un projet de tunnel dédié au transport en commun en s’appuyant sur les recommandations de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

De son côté, le chef conservateur Éric Duhaime a dévoilé en point de presse devant l’Assemblée nationale jeudi le slogan de son parti pour la campagne électorale à venir: «Oser pour vrai».

Il a demandé aux Québécois d’oser élire au moins 12 députés conservateurs aux prochaines élections, soit le nombre nécessaire pour que son parti soit officiellement reconnu au parlement.

M. Duhaime a dit vouloir proposer aux électeurs «la plus grosse baisse d’impôt de l’histoire» du Québec, qui serait rendue possible grâce à «des coupures importantes» pour «dégraisser l’État». Il proposera aussi de faire une plus grande place au privé en santé.

Signe que les vacances sont terminées et que les politiciens s’activent en vue de la campagne électorale, le chef libéral Charles Milliard était également sur le terrain jeudi pour présenter son candidat dans Vaudreuil, le PDG de la Mission Old Brewery et cosignataire de la lettre de Pauline Marois réclamant la tenue d’un sommet sur l’itinérance, James Hughes.

Ce dernier tentera de succéder à l’actuelle députée Marie-Claude Nichols qui a annoncé mardi qu’elle quittait la vie politique.

Par ailleurs, Mme Fréchette doit reprendre ses activités vendredi; elle présentera dans la région de la Capitale-Nationale trois nouveaux candidats au profil économique, selon son équipe.

Un sondage Pallas-Data publié mercredi suggère que si des élections avaient lieu aujourd’hui, le Parti québécois obtiendrait 31 % des voix, le Parti libéral, 27 %, et la Coalition avenir Québec, 19 %. Le Parti conservateur récolterait quant à lui 14 % des voix et Québec solidaire, 9 %.

Caroline Plante, La Presse Canadienne