Québec lance une politique en médecine génomique: un progrès pour des maladies rares

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Par La Presse Canadienne, 2026
MONTRÉAL — Québec lance sa première Politique québécoise en médecine génomique, un type de médecine qui pourra aider particulièrement les patients atteints de maladies rares et ceux qui ont un cancer avec un mauvais pronostic.
Plus précisément, la médecine génomique utilise l'information contenue dans notre ADN pour diagnostiquer des maladies et développer des traitements plus efficaces. Elle peut aussi arriver à prévenir des maladies dans certains cas.
La ministre de la Santé, Sonia Bélanger, a annoncé lundi lors d'une conférence de presse, à Montréal, que la politique québécoise serait accompagnée d'une enveloppe de 2,5 millions $.
Lors d'un panel qui a suivi la conférence de presse, la directrice générale de la Coaliation Priorité Cancer au Québec, Eva Villalba, a vulgarisé ce que la médecine génomique représentait pour les patients.
Elle a illustré qu'auparavant, pour combattre un cancer, on lançait de grandes thérapies qui étaient comme une bombe nucléaire sur le corps, tuant le cancer, mais aussi les bonnes cellules. Ensuite, les thérapies sont devenues plus précises, ce que Mme Villaba illustre comme un missile. Maintenant, avec la médecine génomique, on envoie «une équipe S.W.A.T.» qui cible le cancer, épargnant les cellules saines. Cela veut dire potentiellement moins de traitements qui ne fonctionnent pas pour les patients.
La politique vise à accélérer des projets déjà en cours, notamment le déploiement des biopsies liquides en cancérologie et la participation à un projet pancanadien de séquençage du génome complet.
Elle a aussi comme objectif de renforcer le Réseau québécois de diagnostic moléculaire, qui réalise chaque année près de 40 000 analyses dans les laboratoires publics québécois.
On prévoit qu'un plan d'action sera déployé d'ici la fin de l'année afin de définir les étapes de la mise en œuvre de la politique québécoise.
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Katrine Desautels, La Presse Canadienne