Québec solidaire exhorte la CAQ à investir dans le métro de Montréal

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Par La Presse Canadienne, 2026
MONTRÉAL — Les usagers du métro de Montréal constatent quotidiennement de visu la vétusté du réseau. Québec solidaire exhorte le gouvernement caquiste à remédier à la situation en allant réclamer la part de la province dans le nouveau Fonds pour le transport en commun du Canada (FTCC), en vigueur depuis le 1er avril.
«Je demande à la première ministre Christine Fréchette d'aller chercher le 5 milliards de dollars, l'argent des Québécois et des Québécoises qui dort encore dans les coffres d'Ottawa pour le transport collectif. Cet argent-là nous appartient. Alors que toutes les provinces ont eu leur part du gâteau, ici, le gouvernement de la CAQ a tergiversé et nous a fait perdre un temps précieux», a déploré la porte-parole Ruba Ghazal, jeudi, en point de presse devant la station De l’Église, l’une des cinq les plus mal en point du réseau, située dans l’arrondissement de Verdun.
Comme la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, l’a exprimé il y a deux semaines au Sommet Climat Montréal, Mme Ghazal est «tannée d'attendre après Québec et Ottawa pour qu'ils s'entendent sur les investissements en transport collectif».
«Pendant qu'ailleurs dans le monde les villes développent leur métro en même temps qu'elles l'entretiennent, ici, on est obligé de quémander de l'argent, on attend, on attend, puis on fait du surplace. Ce n’est pas à la hauteur de ce qu'on est et de ce que devrait être le transport collectif en 2026. Ce n’est pas normal que notre métro tombe en ruine.»
La porte-parole de QS considère que «le métro n’est pas n'importe quelle infrastructure de transport, c'est la colonne vertébrale de Montréal». Soixante ans après sa mise en service, «cette colonne vieillit et a besoin d'un traitement choc».
Pour Mme Ghazal, il est «hors de question» que la facture soit refilée aux contribuables.
«Ce qu'on vit aujourd'hui, ce n'est pas un hasard, c'est le résultat d’un sous-investissement chronique par le gouvernement actuel, mais aussi par les gouvernements précédents depuis les 10, 20 dernières années. On veut éviter que les gens qui utilisent le métro soient obligés de compenser ce sous-investissement. Ce n'est pas aux usagers du métro de Montréal de payer, parce que le transport collectif n'est pas un luxe, c'est un besoin essentiel», a-t-elle déclaré.
Sébastien Auger, La Presse Canadienne