Rencontre avec Fréchette: les syndicats saluent le changement de ton à Québec

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Par La Presse Canadienne, 2026
QUÉBEC — Les quatre principales centrales syndicales sont sorties satisfaites, mercredi soir, de leur première rencontre avec la première ministre Christine Fréchette.
Elles ont même comparé Mme Fréchette à son prédécesseur, François Legault, en laissant entendre que les deux politiciens étaient le jour et la nuit.
Cette rencontre au sommet, qui se tenait au bureau de la première ministre à Québec en vue de la Journée internationale des travailleurs, a duré pas moins de 1 h 30.
À leur sortie, les représentants syndicaux étaient souriants. Ils ont rapporté avoir «beaucoup parlé» durant la rencontre et salué la grande «écoute» de Christine Fréchette.
«C'est un autre univers, a déclaré la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Ce n'est pas le même ton. Beaucoup plus d'écoute. Ça a l'air banal, mais prendre le temps d'écouter l'autre, (...) ce n'est pas rien.»
«Jamais, dans la rencontre d'aujourd'hui, on a senti un esprit de confrontation», a-t-elle ajouté.
Le long entretien aurait servi à aborder la «philosophie» de tout un chacun, et non pas à formuler des demandes très concrètes. «On a expliqué comment on pouvait contribuer au Québec», a relaté le président de la CSD, Luc Vachon.
«Le ton était cordial, professionnel, raisonnable et responsable», a fait savoir de son côté Olivier Carrière, secrétaire général de la FTQ.
«On ne s'est pas fait accueillir avec un ton belliqueux. Nous, on arrivait avec la main tendue, et puis on a eu une discussion, un dialogue. Maintenant, on attend les actions.»
Les syndicats disent attendre, par exemple, des «invitations à travailler ensemble».
«Pendant les derniers mois, on n'était pas invités. On déposait des projets de loi dans notre face, on disait: "Voici ce qui va arriver"», a déploré Éric Gingras, président de la CSQ.
«Depuis maintenant plus d'un an et demi, c'est toujours la confrontation. Ça disait que les syndicats ne sont pas capables de travailler, puis ils ne veulent pas avancer.
«Maintenant, il y a une écoute. C'était cordial, c'était intéressant», a-t-il observé.
Caroline Plante, La Presse Canadienne