Scott Moe réaffirme son désir que la Saskatchewan demeure dans le Canada

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Par La Presse Canadienne, 2026
KANANASKIS — Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, affirme que son parti reste attaché à la Confédération, alors que l'agitation séparatiste gronde en Alberta – et dans sa propre province.
«Nous soutenons une province de la Saskatchewan forte et en pleine croissance au sein du pays unifié qu’est le Canada», a déclaré M. Moe aux journalistes lundi.
«(Mais) encore une fois, ces frustrations ne doivent pas être ignorées.»
M. Moe a fait ces commentaires lors de la première journée de la réunion des premiers ministres de l’Ouest. Accompagné de six autres premiers ministres de l’Ouest canadien et des trois territoires, il s'est rendu dans un chalet luxueux près des Rocheuses, à l’ouest de Calgary, pour cette réunion qui doit s'achever mardi.
Cette rencontre annuelle porte généralement sur des préoccupations et des projets communs. L’événement de cette année a commencé lundi sur une note tendue lorsque le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, s’est publiquement demandé pourquoi ils devraient s’efforcer de construire quoi que ce soit alors que l’Alberta repousse les limites pour tout démanteler.
La première ministre albertaine, Danielle Smith, a, quant à elle, déclaré que M. Eby et les anciens dirigeants de la Colombie-Britannique devaient comprendre que leurs efforts pour isoler les richesses pétrolières de l’Alberta avaient contribué à semer l’amertume séparatiste qui gagne désormais la province.
M. Moe a déclaré que, bien que la position de son Parti saskatchewanais soit claire, il respecterait la loi provinciale, qui prévoit la tenue d’un référendum non contraignant sur un sujet si au moins 15 % des électeurs signent une pétition pour en demander un.
Mme Smith a relevé une frustration générale à l’égard des politiques du gouvernement fédéral de ces dix dernières années, considérées comme ayant entravé le développement.
M. Moe a acquiescé. «Ce dont vous avez entendu parler, concernant la frustration qui s’est accumulée en Alberta au cours des dix dernières années, cela existe également en Saskatchewan», a-t-il déclaré.
«J'en entends parler presque tous les jours.»
M. Moe a ajouté qu’il comprenait «le sentiment de frustration et d’aliénation que beaucoup ressentent en Saskatchewan» face à la politique fédérale menée par les administrations précédentes.
«C'est un regard dans le rétroviseur, a-t-il affirmé. Et si nous continuons à regarder dans ce rétroviseur, vous allez rester de plus en plus frustrés.»
La question du référendum de l’Alberta sera soumise aux citoyens le 19 octobre. Elle leur demandera s’ils souhaitent rester au sein du Canada ou entamer le processus d’un référendum officiel en vue d'une séparation.
Dans la province voisine, un groupe appelé le Saskatchewan Prosperity Project mène une initiative similaire pour lancer un processus de séparation. Son site internet indique que sa conception de l’indépendance est ancrée dans l’unité pour chaque famille, agriculteur, entreprise et communauté des Premières Nations.
La fin de semaine dernière, le groupe prévoyait des réunions publiques dans les deux plus grandes villes de la Saskatchewan — Regina et Saskatoon — et une autre était prévue à Swift Current lundi.
Dayne Patterson, La Presse Canadienne