Trans Mountain estime que le pipeline devrait appartenir à Ottawa

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Par La Presse Canadienne, 2026
Les dirigeants de Trans Mountain et de l'agence fédérale chargée de superviser cette société d'État estiment qu'il est possible qu'Ottawa conserve indéfiniment la propriété de l'oléoduc reliant l'Alberta à la Colombie-Britannique.
Mark Maki, président-directeur général de Trans Mountain, a affirmé qu’il s’agissait d’un «pipeline souverain» opérant presque entièrement au Canada et qu’il représentait un «actif incroyablement stratégique» pour le pays.
Lors d’une conférence du Canadian Club à Toronto, M. Maki a été rejoint sur scène par Elizabeth Wademan, qui dirige la Corporation de développement des investissements du Canada.
Trans Mountain est une filiale de cette société d’investissement et Mme Wademan décrit son organisme comme un «actionnaire amical, mais exigeant» de la société exploitant le pipeline.
Mme Wademan estime qu’il existe des arguments en faveur d’une participation à long terme du gouvernement fédéral dans le pipeline Trans Mountain et qu’elle «aimerait personnellement que celui-ci appartienne aux Canadiens».
M. Maki a indiqué que le réseau Trans Mountain transportait actuellement 850 000 barils de brut par jour depuis la région d’Edmonton jusqu’à ses quais de Burnaby, en Colombie-Britannique, se rapprochant ainsi de sa capacité maximale de 890 000 barils par jour.
Il a ajouté que ce n’était pas nécessairement une situation idéale pour le Canada, car cela signifiait que les producteurs ne disposaient que de peu de flexibilité pour acheminer leur pétrole jusqu'à l'océan Pacifique.
M. Maki a soutenu que le Canada avait besoin d’un deuxième pipeline sur la côte ouest, comme celui que l’Alberta essaie de train de mettre en place, mais qu’il était trop tôt pour déterminer si un tracé vers la côte de la Colombie-Britannique serait le plus approprié par le nord ou par le sud.
Trans Mountain fait partie des entreprises qui apportent leur expertise technique au projet de l’Alberta.
Ottawa a racheté le pipeline Trans Mountain pour 4,5 milliards $ en 2018 après que Kinder Morgan Canada se soit retiré d’un projet d’extension en raison d’une opposition environnementale farouche et de recours judiciaires. Le projet a finalement coûté plus de 34 milliards $ au moment de sa mise en service en mai 2024.
M. Maki a déclaré qu’il ne faisait «aucun doute» que les contribuables canadiens verraient leur investissement remboursé.
Lauren Krugel, La Presse Canadienne