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Tuerie en N.-É.: l'alerte à la population a tardé, admet une officière de la GRC

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8 juin 2022
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2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2022

HALIFAX — Une officière de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a fondu en larmes, mercredi, à l'enquête publique, lorsqu'elle a déclaré que les procédures de communication qu'elle avait utilisées pour alerter la population de la présence d'un «tireur actif» en Nouvelle-Écosse avaient entraîné un retard crucial, pendant que le tueur poursuivait sa cavale meurtrière.

Le témoignage de Lia Scanlan contraste fortement avec ce qu'elle avait déclaré aux enquêteurs de la commission, en septembre dernier. Elle soutenait à l'époque que si c'était à refaire, elle n'agirait pas autrement. 

Mme Scanlan, qui était directrice des communications stratégiques pour la GRC en Nouvelle-Écosse au moment de la tuerie d'avril 2020, a déclaré mercredi que les procédures de communication devaient changer au sein de la police fédérale.

C'est ce qu'elle a répondu lorsqu'on lui a demandé pourquoi il avait fallu quelque trois heures à la GRC pour avertir la population de la Nouvelle-Écosse que le tueur conduisait une voiture qui ressemblait en tous points à une autopatrouille de la GRC.

L'enquête a appris que le soir précédent, le suspect avait tué 13 personnes à Portapique, mais la population n'a été informée que par Twitter que la police enquêtait sur une plainte relative aux armes à feu.

Ce n'est que tôt le lendemain matin que la GRC a réalisé que le suspect avait recommencé à tuer des gens dans le nord et le centre de la Nouvelle-Écosse, où neuf autres personnes sont mortes ce dimanche-là.

Bien que la GRC ait obtenu une photo de l'autopatrouille à 7 h 27 le dimanche matin, un message sur Twitter avertissant la population d'un faux véhicule de police n'a été envoyé qu'à 10 h 17.

Ce retard a fait l'objet de nombreuses spéculations et soulevé l'indignation du public, étant donné que quatre personnes étaient mortes pendant ces trois heures. 

La Presse Canadienne