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Une Canadienne sera déportée des États-Unis après avoir frappé une ado «pro-Trump»

durée 20h19
6 août 2026
La Presse Canadienne, 2026
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3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

OTTAWA — Le département de la Sécurité intérieure des États-Unis a confirmé mercredi sur les réseaux sociaux qu'une Canadienne accusée d'avoir agressé une adolescente portant ce qui est qualifié de tenue «pro-Trump» allait être déportée vers le Canada.

«Il est temps pour Kaitlyn de rejoindre sa destination: chez elle», a écrit le département sur les réseaux sociaux, en accompagnant son message d’une capture d’écran d’un article du tabloïd «New York Post» consacré à la décision.

Le «New York Post» a rapporté que la déportation de Kaitlyn Tracey vers le Canada avait été ordonnée par un juge de l'immigration du Texas après qu'elle a plaidé coupable d'agression.

Le département américain de la Sécurité intérieure a dit en juillet que Kaitlyn Tracey aurait frappé une adolescente sur une promenade de la plage de Point Pleasant le 3 juillet. Il a précisé qu’elle avait été inculpée après avoir prétendument agressé une adolescente portant des «accessoires pro-Trump» pendant le long week-end de la fête de l’Indépendance américaine dans un quartier du New Jersey.

La police locale a affirmé que Kaitlyn Tracey avait commencé à crier à l'endroit de l’adolescente à cause d’un «pantalon de survêtement aux couleurs patriotiques portant un message politique». Un communiqué publié sur le compte des réseaux sociaux du service de police a indiqué que Kaitlyn Tracey avait été filmée en train de frapper la jeune fille à deux reprises, dont une fois au visage.

Mme Tracey a été accusée de voies de fait simples, de négligence envers un enfant et de harcèlement. Elle a été placée en détention puis transférée aux services de l’Immigration et des douanes des États-Unis (ICE), car elle avait dépassé la durée de validité de son visa, a indiqué le département de la Sécurité intérieure.

Mme Tracey était entrée aux États-Unis le 14 avril 2024 avec un visa devant expirer cinq mois plus tard, le 6 septembre.

Dans une entrevue accordée au site d’information du New Jersey «NJ.com» et publiée en juillet, le mari de Mme Tracey a affirmé qu’elle avait également été agressée et a soutenu qu'il y avait des motifs politiques derrière son arrestation.

Matthew Geroni, qui est Américain, a dit que la situation avait pris des proportions démesurées. Il a affirmé que son épouse n’avait été mise en accusation qu’à la suite d’une levée de boucliers publique, à la suite de la diffusion en ligne d’une vidéo de l’incident.

Cette vidéo de cinq secondes s’est largement répandue sur l'internet dans les jours qui ont suivi l’incident. On y voit une femme frapper à deux reprises une personne portant un short bleu et un t-shirt «America 250» avant de s’éloigner.

M. Geroni a déclaré à «NJ.com» que la vidéo avait été sortie de son contexte et ne montrait pas l’intégralité de l’altercation.

Il a ajouté que, depuis la diffusion de la vidéo sur l'internet, Mme Tracey et lui avaient reçu des menaces de mort et que des groupes conservateurs avaient tenté de divulguer leurs informations personnelles de manière malveillante.

M. Geroni a publié des mises à jour sur la situation sur sa page TikTok, mais celle-ci a depuis été rendue privée. Une page de financement participatif pour aider à couvrir les frais juridiques a également été fermée.

— Par Alessia Passafiume à Ottawa, avec des informations fournies par Aaron Sousa à Edmonton et Kelly Geraldine Malone à Washington

La Presse Canadienne