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Une femme enceinte sur cinq en Ontario ne serait pas bien dépistée pour la syphilis

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19 mai 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

TORONTO — Une nouvelle étude révèle qu'une femme enceinte sur cinq en Ontario n'a pas été correctement dépistée pour la syphilis, une maladie évitable qui peut être mortelle lorsqu'elle est transmise de la mère à l'enfant.

Cette recherche, publiée dans le Journal de l'Association médicale canadienne, a analysé les données administratives de santé de plus de 550 000 grossesses dans la province entre 2018 et 2023.

Sahar Saeed, co-auteure de l'étude, indique que les données montrent que plus de 44 000 femmes enceintes n'ont pas subi de test sanguin de dépistage de la syphilis alors qu'elles auraient dû l'être au cours du premier trimestre ou lors de la première consultation prénatale.

Parmi les femmes dépistées, plus de 13 000 l'ont été tardivement, au cours du troisième trimestre ou à l'accouchement. Les recherches démontrent que plus la syphilis est diagnostiquée et traitée tôt pendant la grossesse, moins il y a de risques de complications.

Les conséquences d'un dépistage manqué ou tardif peuvent inclure une fausse couche, une mortinaissance, une naissance prématurée, un retard de développement, la cécité et la surdité.

Selon elle, l'étude a révélé que les lacunes en matière d'accès aux soins prénatals étaient particulièrement marquées dans les communautés marginalisées qui font face aux plus grands obstacles.

Cette infection transmissible sexuellement est traitée par une à trois injections de pénicilline benzathine, selon le stade de la maladie.

La couverture santé de la Presse Canadienne est soutenue par un partenariat avec l'Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est seule responsable de ce contenu.

Hannah Alberga, La Presse Canadienne