Unifor exhorte le gouvernement à empêcher la vente de l’usine de Stellantis
Le syndicat représentant les salariés canadiens de Stellantis exhorte le gouvernement fédéral à intervenir alors que le constructeur automobile envisage de vendre son usine d’assemblage de Brampton, en Ontario, actuellement à l’arrêt, au fabricant canadien de véhicules blindés Roshel.
Dans une lettre adressée mercredi à la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, la présidente nationale d’Unifor, Lana Payne, prévient que si Stellantis parvient à vendre le site, l’entreprise abandonnera la production automobile dans cette usine, ce qui privera de leur emploi plus de 2000 salariés et affectera les fournisseurs employant des milliers de personnes dans les environs.
Mme Payne affirme qu’il «incombe au gouvernement fédéral de tout mettre en œuvre pour empêcher cette issue».
Elle demande également à la ministre de préciser quel rôle Ottawa pourrait jouer dans les discussions autour de cette vente potentielle, et si un protocole d’accord entre Stellantis et Roshel pourrait enfreindre les conditions de l’engagement pris par le constructeur automobile envers le gouvernement.
Ce protocole d’accord a été annoncé vendredi dernier, alors que les négociations collectives entre Stellantis et Unifor ont abouti à une impasse.
La convention collective actuelle entre le constructeur automobile et le syndicat doit expirer le 20 septembre à 23 h 59.
Sammy Hudes, La Presse Canadienne

