Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Vincent Marissal quittera la vie politique à la fin de son mandat

durée 06h54
2 mars 2026
La Presse Canadienne, 2026
durée

Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

QUÉBEC — Le député indépendant de Rosemont, Vincent Marissal, annonce qu'il ne sera pas candidat aux prochaines élections générales et confirme qu'il quittera la vie politique à la fin de son mandat.

M. Marissal avait provoqué une onde de choc en novembre dernier lorsqu'il avait quitté Québec solidaire. Au même moment, le caucus le suspendait pour avoir eu des discussions avec le Parti québécois sur la possibilité de se présenter pour lui au prochain scrutin.

Lundi, sur les réseaux sociaux, M. Marissal n'a pas caché que décider de quitter la politique a exigé «une profonde introspection». Il a toutefois conclu que, huit ans après avoir fait le saut, il en est rendu là.

«J’ai besoin de me retrouver, de sortir de l’omniprésent projecteur de la vie publique. La dernière chose que je souhaite, c’est de rejouer dans une controverse, dans un vilain chassé-croisé ou une polémique», a-t-il écrit.

«Ce que je souhaite, c’est de trouver une autre façon d’être utile, de servir le Québec, qui a bien besoin d’amour et d’engagement», a-t-il ajouté, évoquant aussi des motifs plus personnels.

M. Marissal a souligné qu'il ne nourrit «aucune amertume envers qui que ce soit» et qu'il prend «l’entière responsabilité» de ses gestes et sorties.

«Je garde une immense fierté d’avoir été élu deux fois par mes concitoyens et concitoyennes de Rosemont et je suis encore et toujours honoré de la confiance, de l’amitié et même de l’affection qu’ils et elles me manifestent quotidiennement. Je quitte pour moi et par moi», a-t-il tranché.

Pour la suite, M. Marissal évoque des projets d’écriture, mais rien de plus précis pour le moment. Il note qu'il doit d'abord couper le cordon qui le lie à la politique.

Ancien journaliste, Vincent Marissal a été élu député de Rosemont en 2018. Réélu en 2022, il a longtemps été porte-parole de Québec solidaire en matière de santé.

Sa rupture avec Québec solidaire, l'automne dernier, a été houleuse. Il a notamment reproché à son ancien parti de ne pas être gouvernable.

«C'est un parti qui est paralysé par sa base, c'est un parti qui est complètement embourbé, puis qui n'est pas capable de s'émanciper. Il y a une distance phénoménale entre le caucus et la base militante», avait-il déploré.

M. Marissal avait admis avoir parlé avec le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, de la possibilité de se présenter pour le Parti québécois aux prochaines élections.

M. St-Pierre Plamondon s'était dit ouvert à accueillir l’ex-solidaire pour le scrutin de 2026, mais il avait exclu que M. Marissal se joigne à sa formation avant la campagne électorale.

En 2025, M. Marissal avait aussi songé à briguer la mairie de Montréal, ce qu'il avait finalement choisi de ne pas faire.

La Presse Canadienne