Vol à l’étalage: les partis doivent sortir de leur silence, plaident les détaillants
MONTRÉAL — Les partis politiques devraient prendre plus au sérieux le vol à l’étalage dans les commerces, notamment dans les épiceries, plaident deux représentants de l’industrie à l’approche de la campagne électorale.
Les vols organisés d’épiceries par le groupe anticapitaliste «Les Robins des ruelles» à Montréal et à Québec n’ont pas suffisamment été dénoncés par la classe politique, juge le président de l’Association des détaillants en alimentation du Québec (ADAQ), Pierre-Alexandre Blouin, qui n'a pas voulu nommer le groupe.
M. Blouin souligne que les pertes liées aux vols sont plus importantes que les bénéfices des épiciers.
Le président du Conseil canadien du commerce de détail (CCCD), Michel Rochette, explique que le vol à l’étalage a pris de l’ampleur au cours des dernières années et qu’il s’agit d’une des principales préoccupations de l’industrie.
Le vol a entraîné des pertes de 9 milliards $ pour les détaillants canadiens en 2024. Ce chiffre était de 5 milliards $ en 2018, selon le CCCD.
Les deux représentants de l’industrie ont participé, à Montréal mercredi, à une sortie commune de six associations du secteur bioalimentaire pour demander aux partis politiques de reconnaître l’importance de leur industrie.
L’enjeu de la réglementation fait partie des doléances partagées par le milieu agricole, l’industrie de la transformation alimentaire et les détaillants d’alimentation.
Le président général de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Martin Caron, juge que la trop lourde réglementation contribue à l’inflation alimentaire.
Stéphane Rolland, La Presse Canadienne

