Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Ils remettent en question les études utilisées par le gouvernement

Le couvre-feu n’a aucun effet sur le nombre de cas selon des chercheurs de l’IEDM

durée 11h00
6 janvier 2022
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Jean-Francois Desbiens
email
Par Jean-Francois Desbiens, Journaliste

Les chercheurs de l'Institut économique de Montréal (IEDM) ont tenté de justifier statistiquement et scientifiquement la mesure du couvre-feu et après analyses, leurs modèles économétriques ne démontrent aucun effet du couvre-feu sur le nombre de cas de COVID-19.

Ils ont analysé les données journalières depuis le début de la pandémie en comparant le Québec aux autres provinces, en utilisant un modèle d'effets fixes afin de simuler une expérience en laboratoire en incluant de nombreuses variables pertinentes.

Après avoir isolé l'effet du couvre-feu sur le nombre de cas, aucun effet statistiquement significatif n'a été trouvé.

« Notre équipe de chercheurs a fait un travail acharné en considérant différentes hypothèses et en utilisant plusieurs modèles économétriques communs en sciences sociales, et dans aucun scénario avons-nous trouvé un effet du couvre-feu sur le nombre de cas. Nous abondons donc dans le même sens que plusieurs experts de la santé qui ont exprimé leur réticence quant à cette mesure draconienne », souligne Olivier Rancourt, économiste à l'IEDM.

Des études remises en question

Les chercheurs émettent aussi d'importantes réserves quant aux quatre études fournies par le ministère de la Santé visant à justifier le couvre-feu. Ils ont été surpris de constater qu'il s'agissait d'études basées sur des corrélations, et non pas sur des causalités.

« C'est comme affirmer que plus il y a de noyades, moins le Canadien de Montréal joue de parties - cela serait donc une corrélation négative. Toutefois, cela est entièrement dû au fait qu'il y a plus de noyades l'été, et le Canadien ne joue pas l'été. Affirmer qu'il y a une corrélation ne nous donne donc aucune information sur l'effet réel des noyades sur les Canadiens, qui serait nul », a expliqué Miguel Ouellette, directeur des opérations et économiste à l'IEDM.

Les chercheurs estiment que les études utilisées par le gouvernement sont difficilement défendables scientifiquement.

« Deux alternatives s'imposent. Le gouvernement du Québec doit soit retirer le couvre-feu immédiatement, soit soumettre des études bétons prouvant l'utilité et la légitimité de cette mesure qui ébranle notre quotidien », termine M. Ouellette.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 12h00

Les IPS au sein d'un GMF pourront directement prendre des patients à leur charge

Elles le réclamaient depuis longtemps, les infirmières praticiennes spécialisées (IPS) qui œuvrent au sein d'un groupe de médecine de famille (GMF) pourront désormais inscrire directement des patients à leur nom. L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) accueille favorablement l'amendement au projet de loi 19, qui réécrit la ...

Publié à 9h00

Des assurances collectives trop coûteuses pour des employés du secteur public

D'une même voix, sept organisations syndicales — représentant notamment des enseignantes, des travailleurs de la santé et des employés d'organismes gouvernementaux — demandent au gouvernement du Québec d'imposer un plafond aux honoraires que les pharmaciens facturent aux régimes privés. Elles affirment que plusieurs de leurs membres remettent en ...

Publié hier à 12h00

Dons d'organes: Québec renonce à dissoudre Transplant Québec

Le gouvernement Legault renonce à dissoudre Transplant Québec afin de confier ses activités à Héma-Québec. La présidente du Conseil du trésor, France-Élaine Duranceau, a déposé mercredi une série d'amendements pour modifier son projet de loi 7 visant à réduire la bureaucratie et à accroître l'efficacité de l'État. Elle a expliqué en commission ...